← Tous les métiersSciences & environnement
Sciences & environnement

Chargé / Chargée de conservation ex-situ

Chargé / Chargée de conservation ex-situ

Parcours techniqueSur le terrain

Tu sauves des espèces menacées « ex-situ », c’est-à-dire hors de leur milieu naturel : dans un zoo ou un jardin botanique.

Ce que tu fais vraiment

Certaines espèces sont si menacées qu’il faut les faire se reproduire à l’abri, avant de les relâcher un jour dans la nature. Tu suis ces programmes d’élevage dans un parc zoologique, ou de culture dans un jardin botanique. Tu tiens à jour les informations sur chaque animal : âge, parents, santé. Tu organises les échanges d’animaux entre zoos pour éviter la consanguinité. Tu travailles avec les soigneurs, les vétérinaires et des chercheurs d’autres pays. Tu participes parfois à des projets de réintroduction ou de banque de graines.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu mets à jour le registre des naissances d’une espèce de singe menacée.
  2. 9 h 30Tu prépares le transfert d’une jeune femelle vers un zoo partenaire.
  3. 11 h 00Tu échanges en anglais avec un coordinateur de programme européen.
  4. 14 h 00Tu fais le point avec les soigneurs sur la santé d’un couple reproducteur.
  5. 16 h 30Tu rédiges un article pour expliquer le programme aux visiteurs.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesPas encore de chiffre fiable pour ce métier. Regarde les offres d’emploi pour te faire une idée.
Les études · un exempleLe parcours le plus courant passe par un master en biodiversité, écologie et évolution, ou un diplôme d’ingénieur agronome, en 5 ans après le bac. Certains vont jusqu’au doctorat en biologie animale (bac + 8). Une expérience dans un zoo, comme stagiaire ou soigneur, est un vrai plus.
Où tu travaillesDans un zoo ou un jardin botanique, souvent devant l’ordinateur
Tes horairesHoraires de bureau, sur des programmes qui durent des années
À ton compte ?Le plus souvent salarié, d’un zoo ou d’un jardin botanique
Après quelques annéesCoordinateur de programme d’élevage européen, responsable conservation d’un parc zoologique, chercheur en biologie de la conservation.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Les postes sont très rares et demandent de longues études. Tu passes beaucoup de temps devant l’ordinateur, à suivre des données et à écrire en anglais. Les résultats se mesurent sur des années, et certaines espèces disparaissent malgré tous les efforts.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « chargé de conservation ex-situ » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesLe parcours le plus courant passe par un master en biodiversité, écologie et évolution, ou un diplôme d’ingénieur agronome, en 5 ans après le bac. Certains vont jusqu’au doctorat en biologie animale (bac + 8). Une expérience dans un zoo, comme stagiaire ou soigneur, est un vrai plus.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : coordinateur de programme d’élevage européen, responsable conservation d’un parc zoologique, chercheur en biologie de la conservation.

Trois repères

Comment y arriverÇa se prépareVise un master en biodiversité ou un diplôme d’ingénieur agronome. Des stages dans un zoo, un jardin botanique ou un conservatoire de semences t’ouvriront les portes.
À ton compte ?Le plus souvent salarié, d’un zoo ou d’un jardin botaniqueTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes logiciels suivent déjà la généalogie des animaux pour éviter la consanguinité. Choisir les couples, suivre la santé de chaque animal et préparer un retour dans la nature restent ton travail.

Le savais-tu ?

Les zoos européens coopèrent dans des programmes d’élevage appelés EEP (European Endangered species Programmes, programmes européens pour les espèces menacées), auxquels participent par exemple les zoos du Muséum national d’histoire naturelle.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.