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Ouvrier / Ouvrière piscicole

Ouvrier / Ouvrière piscicole

CapSur le terrain

Tu nourris, tries et surveilles des milliers de poissons dans les bassins d’une ferme d’élevage.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles dans une pisciculture, une ferme qui élève des poissons comme les truites. Tu distribues la nourriture et tu suis la croissance des poissons. Tu tries et calibres les poissons selon leur taille. Tu contrôles les bassins et la qualité de l’eau pour éviter les maladies. Tu participes à la préparation des poissons vendus aux poissonneries et aux restaurants. Tu suis les consignes du responsable d’élevage.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu distribues la nourriture dans chaque bassin dès le matin.
  2. 9 h 30Tu contrôles la qualité de l’eau des bassins.
  3. 11 h 00Tu repères les poissons malades et tu préviens le responsable.
  4. 14 h 00Tu tries les poissons par taille pour les répartir dans les bassins.
  5. 16 h 30Tu nettoies le matériel et les filets en fin de journée.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesÀ partir de 1867 € brut par mois, soit le salaire minimum, pour un débutant. Soit environ 1 460 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleAprès la 3e, tu peux préparer en 3 ans un bac pro conduite de productions aquacoles. Le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) maritime conchyliculture, en 2 ans, concerne plutôt l’élevage des coquillages. Après le bac, le BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) aquaculture, en 2 ans, ouvre les postes de technicien.
Où tu travaillesDehors, au bord des bassins d’une ferme d’élevage de poissons
Tes horairesHoraires souvent irréguliers, dès le matin pour nourrir les poissons
À ton compte ?Le plus souvent salarié, possible plus tard comme pisciculteur installé
Après quelques annéesTechnicien aquacole, responsable d’élevage, pisciculteur à son compte.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Tu travailles presque toujours dehors, les pieds et les mains dans l’eau, en bottes et en ciré. Les horaires sont souvent irréguliers. Les postes sont peu nombreux et les jeunes diplômés ont parfois du mal à trouver leur place en pisciculture.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « ouvrier piscicole » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesAprès la 3e, tu peux préparer en 3 ans un bac pro conduite de productions aquacoles. Le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) maritime conchyliculture, en 2 ans, concerne plutôt l’élevage des coquillages. Après le bac, le BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) aquaculture, en 2 ans, ouvre les postes de technicien.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : technicien aquacole, responsable d’élevage, pisciculteur à son compte.

Trois repères

Comment y arriverÇa se prépareFais un stage dans une pisciculture, puis prépare un bac pro conduite de productions aquacoles ou un CAP maritime, en apprentissage si possible.
À ton compte ?Le plus souvent salarié, possible plus tard comme pisciculteur installéTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes capteurs surveillent déjà l’oxygène et la température des bassins, et des distributeurs nourrissent les poissons. Trier, observer et réagir à une maladie restent ton travail.

Le savais-tu ?

Selon l’Onisep, il faut parfois 3 ans pour qu’un poisson soit prêt à être vendu. Dans les élevages de truites et de saumons, c’est l’éleveur qui féconde lui-même les œufs.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données
  • Onisep — Aquaculteur / Aquacultrice
    Synonymes « Agent / agente aquacole, Employé / employée d’élevage aquacole » ; tri, calibrage, alimentation ; « En salmoniculture […] la fécondation artificielle des poissons » ; « il faut 3 ans » ; jeunes diplômés qui « peinent parfois à se faire une place » (pisciculture) ; bac pro conduite de productions aquacoles, BTSA aquaculture ; « À partir de 1867 euros brut par mois »
  • CIDJ — Aquaculteur / Aquacultrice
    « L’ouvrier aquacole participe aux travaux courants […] : nourrissage, tri, calibrage, contrôle des bassins » ; plein air, horaires irréguliers, « Ciré, bottes ou cuissardes » ; « Un ouvrier aquaculteur débutant est payé au S.M.I.C. »
  • France Travail — fiche ROME A1431

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.