Mandataire en assurance
Tu vends des assurances à ton compte, au nom d’une compagnie ou d’un intermédiaire qui t’a confié un mandat.
Ce que tu fais vraiment
Tu es un intermédiaire indépendant : tu n’es pas salarié, mais tu as signé un contrat de mandat avec une compagnie d’assurance ou un intermédiaire. Tu cherches des clients : particuliers, commerçants, artisans. Tu analyses leurs besoins et tu leur proposes des contrats auto, habitation, santé ou retraite. Tu montes le dossier et tu le transmets à ton mandant, l’entreprise pour qui tu agis. Tes revenus dépendent des contrats que tu fais signer. Tu suis ensuite tes clients pour qu’ils te restent fidèles.
Une journée type
- 8 h 30Tu appelles des commerçants de ta ville pour proposer un rendez-vous.
- 9 h 30Tu rencontres un artisan pour faire le bilan de ses assurances.
- 11 h 00Tu compares les garanties possibles pour sa camionnette et son atelier.
- 14 h 00Tu remplis le dossier de souscription en ligne pour ton mandant.
- 16 h 30Tu mets à jour ton fichier de clients et tes rendez-vous de la semaine.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tes revenus varient selon les contrats signés, surtout au début. Il faut chercher de nouveaux clients sans arrêt et accepter beaucoup de refus. Tu gères seul ton organisation, ta comptabilité et tes déplacements.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « mandataire en assurance » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesIl faut prouver une capacité professionnelle en assurance. La voie la plus courante est un stage de formation d’au moins 150 heures, validé par un livret de stage. Tu dois ensuite être inscrit à l’ORIAS (organisme qui tient le registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance).
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : agent général d’assurances, courtier en assurance, responsable d’un réseau de mandataires.
Trois repères
Le savais-tu ?
Fin 2025, l’ORIAS comptait plus de 74 000 inscriptions d’intermédiaires en assurance. Sur son site, n’importe qui peut vérifier qu’un intermédiaire a bien le droit de vendre.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Conseiller / Conseillère en assurances »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- ORIAS — Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance
« L’immatriculation de ces intermédiaires sur ce Registre est obligatoire » ; « permis de travail » pour les intermédiaires, « qu’ils soient courtiers, agent généraux ou mandataires » ; vérification en ligne ; « au 31 décembre 2025 […] 74.077 inscriptions en assurance » - France compétences — Capacité professionnelle des salariés commerciaux en assurance (livret de stage)
Stage professionnel auprès d’une entreprise d’assurance, d’un intermédiaire immatriculé ou d’un centre de formation ; « La durée minimale du stage professionnel est de 150 h » ; résultats annexés au livret de stage (fiche au format antérieur à 2019) - Onisep — Conseiller / Conseillère en assurances
Métier voisin (salarié) : vente de contrats auto, habitation, santé, retraite ; prospection, fidélisation, « résistance au stress face aux objectifs à réaliser ou aux refus » ; salaire du salarié (« À partir de 2200 euros brut par mois ») non transposé à un indépendant payé selon ses ventes - France Travail — fiche ROME C1111
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.