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Commerce & artisanat

Charcutier-traiteur / Charcutière-traiteuse

Charcutier-traiteur / Charcutière-traiteuse

CapSur le terrain

Tu prépares jambons, pâtés, saucisses et plats cuisinés, puis tu les vends en boutique ou pour des réceptions.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles surtout la viande de porc, mais aussi la volaille, le gibier, le poisson et les légumes. Dans ton laboratoire, tu découpes, sales, fumes et cuis les produits. Tu fabriques terrines, rillettes, quiches et plats à emporter. Tu soignes la vitrine et tu conseilles les clients. Pour un mariage ou une fête, tu prépares des buffets et tu établis des devis. Tu respectes des règles d’hygiène très strictes.

Une journée type

  1. 6 h 00Tu prépares la pâte d’un pâté en croûte dès le matin.
  2. 8 h 00Tu fumes des saucisses dans le fumoir.
  3. 10 h 00Tu dresses la vitrine avant l’ouverture.
  4. 13 h 00Tu conseilles un client qui organise un repas de famille.
  5. 16 h 00Tu prépares le buffet d’un mariage prévu samedi.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesÀ partir de 1868 € brut par mois, pour un débutant. Soit environ 1 460 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleAprès la 3e, tu prépares en 2 ans le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) charcuterie-traiteur, presque toujours en apprentissage. Tu peux ensuite passer le BP (brevet professionnel) charcutier-traiteur, ou préparer en 3 ans le bac pro (baccalauréat professionnel) boucherie-charcuterie-traiteur. Après le bac, le BM (brevet de maîtrise) boucher-charcutier-traiteur se prépare en 2 ans.
Où tu travaillesAu laboratoire de la charcuterie et en boutique, derrière la vitrine
Tes horairesDe longues journées, avec des week-ends et des fêtes très chargés
À ton compte ?Oui, possible en ouvrant ta charcuterie, après de l’expérience
Après quelques annéesChef de laboratoire, chef de rayon en grande surface, artisan à son compte.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Les journées sont longues et fatigantes, debout, dans le froid des chambres froides ou la chaleur des fours. Tu portes des carcasses et tu manipules des outils tranchants. Dans l’artisanat, les fêtes de fin d’année et les week-ends sont très chargés.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « charcutier-traiteur » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesAprès la 3e, tu prépares en 2 ans le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) charcuterie-traiteur, presque toujours en apprentissage. Tu peux ensuite passer le BP (brevet professionnel) charcutier-traiteur, ou préparer en 3 ans le bac pro (baccalauréat professionnel) boucherie-charcuterie-traiteur. Après le bac, le BM (brevet de maîtrise) boucher-charcutier-traiteur se prépare en 2 ans.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef de laboratoire, chef de rayon en grande surface, artisan à son compte.

Trois repères

Comment y arriverÇa se préparePrépare le CAP charcuterie-traiteur, presque toujours en apprentissage. Tu pourras ensuite passer le brevet professionnel charcutier-traiteur pour prendre des responsabilités.
À ton compte ?Oui, possible en ouvrant ta charcuterie, après de l’expérienceTravailler à ton compte, c’est aussi trouver des clients, gérer l’argent et les papiers. Le diplôme seul ne suffit pas.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes logiciels gèrent déjà les stocks, les étiquettes et les règles d’hygiène. Découper, assaisonner, cuire et préparer les plats pour les réceptions restent le travail du charcutier.

Le savais-tu ?

La Confédération nationale des charcutiers-traiteurs estime à 2000 le nombre de postes à pourvoir chaque année, selon l’Onisep. Un jeune qualifié n’a donc aucun mal à trouver un emploi.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.