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Commerce & artisanat

Vendeur / Vendeuse grossiste en produits frais

Vendeur / Vendeuse grossiste en produits frais

Parcours techniqueSur le terrain

Tu vends en gros des fruits, des légumes, de la viande ou du poisson aux restaurants et aux commerçants, souvent de nuit.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles pour un grossiste, par exemple sur un marché de gros comme Rungis, près de Paris. Tes clients sont des professionnels : restaurateurs, bouchers, primeurs, petits commerces. Tu leur présentes les produits du jour et tu négocies les prix. Tu prends les commandes au comptoir ou au téléphone, puis tu suis leur préparation et leur livraison. Tu appelles aussi les fournisseurs, en France et à l’étranger. Tu vérifies la fraîcheur des produits et l’état du stock.

Une journée type

  1. 1 h 00Tu arrives au marché en pleine nuit et tu enfiles une tenue chaude.
  2. 2 h 30Tu vérifies les arrivages et la fraîcheur des produits.
  3. 4 h 00Tu accueilles tes clients restaurateurs et tu négocies les prix.
  4. 6 h 00Tu prends des commandes par téléphone et tu les fais préparer.
  5. 9 h 00Tu appelles tes fournisseurs pour les livraisons du lendemain.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesÀ partir de 1867 € brut par mois, soit le salaire minimum, pour un débutant. Soit environ 1 460 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleLe métier s’apprend beaucoup sur le terrain, parfois en commençant comme préparateur de commandes. Le bac pro (baccalauréat professionnel, en 3 ans) métiers du commerce et de la vente ou technicien conseil vente en alimentation aide à démarrer. Après le bac, un BTS (brevet de technicien supérieur, en 2 ans) négociation et digitalisation de la relation client permet d’évoluer.
Où tu travaillesSur un marché de gros, au comptoir et au téléphone, souvent au frais
Tes horairesEn pleine nuit, avec une journée finie en fin de matinée
À ton compte ?Le plus souvent salarié d’un grossiste
Après quelques annéesChef des ventes, acheteur en produits frais, grossiste à son compte.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Les horaires sont durs : un vendeur de Rungis raconte qu’il se lève à 1 h du matin et finit sa journée vers 10 ou 11 h. Il fait souvent froid, car les produits frais se conservent au frais. Il faut tenir le rythme, décider vite et négocier sans cesse.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « vendeur grossiste » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesLe métier s’apprend beaucoup sur le terrain, parfois en commençant comme préparateur de commandes. Le bac pro (baccalauréat professionnel, en 3 ans) métiers du commerce et de la vente ou technicien conseil vente en alimentation aide à démarrer. Après le bac, un BTS (brevet de technicien supérieur, en 2 ans) négociation et digitalisation de la relation client permet d’évoluer.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef des ventes, acheteur en produits frais, grossiste à son compte.

Trois repères

Comment y arriverÇa se préparePrépare un bac pro métiers du commerce et de la vente, ou commence comme préparateur de commandes. Prépare-toi à travailler en pleine nuit, sur les marchés de gros.
À ton compte ?Le plus souvent salarié d’un grossisteTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes logiciels prennent déjà une partie des commandes et suivent les stocks. Négocier les prix, juger la qualité des produits du jour et fidéliser les clients restent le travail du vendeur.

Le savais-tu ?

Selon la Ville de Paris, le marché de Rungis compte près de 12 000 salariés dans 1 209 entreprises. Certains vendeurs y ont débuté à 16 ans.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données
  • Onisep — Commercial / Commerciale sédentaire
    Fiche voisine : vente à une clientèle professionnelle « au comptoir de vente d’un grossiste » ou par téléphone, produits dont « fruits et légumes » ; bac pro métiers du commerce et de la vente ou technicien conseil vente en alimentation, BTS ; salaire débutant de cette fiche voisine : « À partir de 1867 euros brut par mois, À partir du Smic. S’y ajoute la part variable selon les ventes réalisées »
  • Ville de Paris — Les visages du marché de Rungis
    « Près de 12 000 salariés travaillent dans les 1 209 entreprises » du marché ; vendeur de veau : « J’ai commencé à 16 ans », « Je me lève à 1 heure du matin pour finir ma journée à Rungis autour de 10-11h » ; vendeur-grossiste débuté « comme préparateur de commandes » ; conditions « parfois contraignantes, les horaires, le froid »
  • France Travail — fiche ROME D1107

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.