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Commerce & artisanat

Cordonnier / Cordonnière

Cordonnier / Cordonnière

CapSur le terrain

Tu redonnes vie aux chaussures, aux sacs et aux objets en cuir que tes clients t’apportent.

Ce que tu fais vraiment

Tu examines la chaussure apportée par le client et tu lui annonces le prix et le délai. Tu changes un talon, tu refais une semelle ou tu répares une fermeture à glissière. Pour cela, tu retires la partie usée, tu découpes une nouvelle pièce, puis tu la fixes, la ponces et la lustres. Tu conseilles aussi tes clients sur l’entretien du cuir. Souvent, tu reproduis des clés et tu graves des plaques. Tu travailles à la main et avec des machines : piqueuse, fraiseuse, lustreuse.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu ouvres la boutique et tu enregistres les réparations du jour.
  2. 9 h 30Tu refais la semelle d’une paire de bottes.
  3. 11 h 00Tu reproduis une clé pour un client pressé.
  4. 14 h 00Tu recouds l’anse d’un sac en cuir.
  5. 16 h 30Tu teintes et tu lustres une paire de chaussures avant de la rendre.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesÀ partir de 1867 € brut par mois, soit le salaire minimum, pour un débutant. Soit environ 1 460 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleAprès la 3e, tu prépares en 2 ans un CAP (certificat d’aptitude professionnelle) cordonnerie multiservice ou cordonnier bottier. Tu peux aussi suivre en 3 ans le bac pro métiers du cuir, option chaussures. Après le bac, le BTS (brevet de technicien supérieur) métiers de la mode, chaussure et maroquinerie, se prépare en 2 ans.
Où tu travaillesAu magasin, à l’atelier, au salon ou au bureau
Tes horairesAu rythme des clients : samedi travaillé, parfois très tôt le matin
À ton compte ?Oui, possible en ouvrant ta cordonnerie, après de l’expérience
Après quelques annéesCordonnier bottier, artisan à son compte, spécialiste des chaussures orthopédiques.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

L’atelier est bruyant et sent la colle et les solvants : tu portes un casque antibruit, un tablier et des gants. Tu es souvent interrompu par les clients, et tu t’adaptes à leurs horaires, comme le samedi. Refaire une semelle demande plusieurs heures de patience.

Par où on passe

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    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « cordonnier » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
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    Choisir tes étudesAprès la 3e, tu prépares en 2 ans un CAP (certificat d’aptitude professionnelle) cordonnerie multiservice ou cordonnier bottier. Tu peux aussi suivre en 3 ans le bac pro métiers du cuir, option chaussures. Après le bac, le BTS (brevet de technicien supérieur) métiers de la mode, chaussure et maroquinerie, se prépare en 2 ans.
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    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
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    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : cordonnier bottier, artisan à son compte, spécialiste des chaussures orthopédiques.

Trois repères

Comment y arriverÇa se préparePrépare le CAP cordonnerie multiservice ou cordonnier bottier, de préférence en apprentissage chez un artisan. Tu apprendras aussi les clés et la gravure.
À ton compte ?Oui, possible en ouvrant ta cordonnerie, après de l’expérienceTravailler à ton compte, c’est aussi trouver des clients, gérer l’argent et les papiers. Le diplôme seul ne suffit pas.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantIci, l’IA n’a quasiment aucun rôle, sauf pour la caisse et les rendez-vous. Refaire une semelle, changer un talon et réparer le cuir restent des gestes d’artisan.

Le savais-tu ?

Le marché est petit, mais les jeunes diplômés sont recherchés : de plus en plus de gens préfèrent faire réparer plutôt que jeter.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.