Reporter / Reportrice
Tu pars sur le terrain pour voir, interroger et raconter l’actualité, près de chez toi ou à l’autre bout du monde.
Ce que tu fais vraiment
Tu es journaliste et tu vas là où l’information se passe. Tu enquêtes, tu observes et tu interroges les témoins. Tu vérifies chaque information auprès de plusieurs sources. Puis tu racontes ce que tu as vu, en texte, en photos, en son ou en vidéo. Tu peux couvrir l’actualité locale, suivre une région du monde comme correspondant ou partir en grand reportage. Tu travailles pour un journal, un site, une radio, une télé ou une agence de presse.
Une journée type
- 8 h 30Tu proposes un sujet de reportage à ton rédacteur en chef.
- 9 h 30Tu te rends sur place et tu observes la situation.
- 11 h 00Tu interroges des habitants puis un spécialiste du sujet.
- 14 h 00Tu vérifies une information auprès d’une deuxième source.
- 16 h 30Tu écris ton article ou tu montes ton sujet vidéo avant l’heure limite.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Les places sont rares : beaucoup de jeunes reporters travaillent à la pige, payés à l’article ou à la journée, pendant plusieurs années. Tu peux travailler la nuit, le week-end et les jours fériés. Quand une nouvelle tombe, il faut partir tout de suite.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « reporter » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesLe parcours le plus sûr : l’une des quinze écoles de journalisme reconnues par la profession, souvent après une licence (bac + 3). Il existe aussi le BUT (bachelor universitaire de technologie, en 3 ans) information-communication, parcours journalisme. L’entrée se fait sur concours ou sur dossier, avec beaucoup de candidats.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : grand reporter, correspondant à l’étranger, rédacteur en chef.
Trois repères
Le savais-tu ?
En France, environ 35 000 journalistes ont la carte de presse, mais on peut exercer sans elle. Un quart d’entre eux sont pigistes.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Journaliste
Terrain (grand reporter, envoyé spécial, correspondant, localier), vérification des sources, pige, horaires, quinze écoles reconnues, 35 000 cartes de presse ; salaire débutant : « Entre 1878 et 2579 euros brut par mois » - CIDJ — Journaliste reporter d’images (JRI)
Journaliste de terrain, entrée en école par concours ; salaire débutant : « de 2 000 à 2 200 € » brut mensuel, souvent à la pige - France Travail — fiche ROME E1114
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.