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Préparateur-correcteur / Préparatrice-correctrice en industrie graphique

Préparateur-correcteur / Préparatrice-correctrice en industrie graphique

Bac + 3Sur le terrain

Tu traques les fautes et tu harmonises un texte avant qu’il soit imprimé en livre, en journal ou en magazine.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles pour une maison d’édition, un journal, une imprimerie ou à ton compte. Avant la mise en page, tu prépares le texte : orthographe, ponctuation, majuscules et titres doivent suivre les mêmes règles. Ensuite, tu relis les épreuves, c’est-à-dire les pages mises en forme avant l’impression. Tu repères les fautes de frappe, les erreurs de dates ou de noms et les phrases peu claires. Tu notes tes corrections pour le maquettiste qui les intègre. Tu échanges avec l’auteur et l’éditeur.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu reçois le texte d’un roman à préparer avant la mise en page.
  2. 9 h 30Tu harmonises l’écriture des nombres et des dates dans tout le livre.
  3. 11 h 00Tu vérifies une date historique qui te semble fausse.
  4. 14 h 00Tu relis les épreuves d’un magazine, crayon en main.
  5. 16 h 30Tu discutes avec l’éditeur d’une phrase que tu trouves confuse.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesEntre 1867 et 2000 € brut par mois, pour un débutant. Soit environ 1 460 à 1 560 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleAucun diplôme n’est exigé, mais il faut une excellente maîtrise du français et une grande culture générale. Le parcours le plus courant est une licence de lettres (3 ans), parfois suivie d’un master métiers du livre et de l’édition (2 ans de plus). Des formations existent aussi pour les adultes déjà en poste.
Où tu travaillesChez toi ou dans une maison d’édition, un journal ou une imprimerie
Tes horairesAu rythme des parutions, avec des délais très courts dans la presse
À ton compte ?Oui, souvent : beaucoup de correcteurs sont indépendants
Après quelques annéesSecrétaire de rédaction, secrétaire d’édition, rédacteur-correcteur.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Les délais sont très courts, surtout dans la presse. Beaucoup de correcteurs sont indépendants, payés à la tâche, avec des revenus irréguliers. Les postes salariés sont rares, car les rédacteurs et les logiciels font une partie de la relecture.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « préparateur-correcteur » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesAucun diplôme n’est exigé, mais il faut une excellente maîtrise du français et une grande culture générale. Le parcours le plus courant est une licence de lettres (3 ans), parfois suivie d’un master métiers du livre et de l’édition (2 ans de plus). Des formations existent aussi pour les adultes déjà en poste.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : secrétaire de rédaction, secrétaire d’édition, rédacteur-correcteur.

Trois repères

Comment y arriverÇa se prépareLis beaucoup et entraîne-toi à repérer les fautes dans tous les textes. Une licence de lettres puis une formation de correcteur t’ouvre la voie.
À ton compte ?Oui, souvent : beaucoup de correcteurs sont indépendantsTravailler à ton compte, c’est aussi trouver des clients, gérer l’argent et les papiers. Le diplôme seul ne suffit pas.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes logiciels corrigent déjà l’orthographe et la grammaire. Repérer les erreurs de sens, harmoniser le texte et respecter le style de l’auteur restent le travail du correcteur.

Le savais-tu ?

D’après l’Onisep, les logiciels de correction ne savent pas traiter les subtilités d’un texte : le regard humain reste indispensable.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.