Entraîneur / Entraîneure de sport professionnel et de haut niveau
Tu prépares un athlète ou une équipe à donner le meilleur d’eux-mêmes le jour de la compétition.
Ce que tu fais vraiment
Tu construis les programmes d’entraînement d’un sportif ou d’une équipe. Tu observes les séances et tu repères les fautes de technique, la fatigue ou le découragement. Tu étudies aussi les adversaires pour adapter ta tactique. Dans un sport collectif, tu choisis les joueurs qui disputent le match. Tu motives tes sportifs et tu leur remontes le moral après une défaite. Tu travailles avec des préparateurs physiques, des médecins et d’autres spécialistes.
Une journée type
- 8 h 30Tu prépares la séance du jour avec ton équipe technique.
- 9 h 30Tu observes les sportifs et tu corriges un geste technique.
- 11 h 00Tu analyses les résultats de la semaine avec tes athlètes.
- 14 h 00Tu étudies le style de jeu du prochain adversaire.
- 16 h 30Tu choisis les joueurs du week-end et tu leur expliques ta décision.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Les emplois d’entraîneur sont peu nombreux, et dans les structures sans championnat, les entraîneurs sont le plus souvent bénévoles. Tu es responsable des résultats : après une victoire on te félicite, après une défaite on peut te critiquer ou te remplacer. Les week-ends sont pris par les matchs et les déplacements, ce qui laisse peu de temps pour ta vie personnelle.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « entraîneur » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesIl faut avoir pratiqué ta discipline de façon intensive, puis être diplômé. Le plus courant : le DEJEPS (diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) spécialité perfectionnement sportif, en 9 à 18 mois après le bac, éventuellement complété par un DESJEPS (diplôme d’État supérieur) pour le haut niveau. Tu peux aussi faire une licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) entraînement sportif en 3 ans, ou un master STAPS en 5 ans.
- 3D’abord un premier métierOn ne devient pas entraîneur de haut niveau juste après ses études : il faut souvent avoir été sportif de bon niveau, puis entraîner d’abord dans un club amateur ou un centre de formation comme éducateur sportif ou entraîneur adjoint, pendant 5 à 10 ans.
- 4Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 5Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : sélectionneur d’équipe, entraîneur national en fédération, directeur sportif d’un club.
Trois repères
Le savais-tu ?
Dans une petite structure, l’entraîneur s’occupe aussi de l’administratif et du matériel. Pour être payé, il faut un diplôme d’État ou une certification professionnelle, comme un CQP (certificat de qualification professionnelle).
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Entraîneur sportif / Entraîneure sportive »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Entraîneur sportif / Entraîneure sportive
Activités, diplômes (DEJEPS, DESJEPS, licence et master STAPS), week-ends pris par les compétitions ; salaire débutant : « Variable en fonction du poste, de la discipline et du niveau des sportifs encadrés » - CIDJ — Entraîneur sportif / Entraîneuse sportive
Rôle et responsabilité des résultats ; salaire : « très variable selon l’expérience, la discipline et l’employeur » ; « Dans les structures non compétitives, les entraîneurs sont le plus souvent bénévoles » - L’Étudiant — Entraîneur
Chiffres clés : volume d’emplois « Faible » - France Travail — fiche ROME G1208
- Rendez-vous emploi public — Grille des professeurs de sport (fonction publique d’État)
Fiche voisine : professeur de sport, le statut de la plupart des entraîneurs nationaux des fédérations. Classe normale, échelons 6 à 11 (atteints après environ 8 ans) : « 2 447 € » à « 3 338 € » de traitement brut mensuel, hors primes (point d’indice au 1er janvier 2024).
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.