Chef / Cheffe de produit touristique
Tu crées des voyages clés en main vers une région du monde que tu connais par cœur, puis tu les fais vendre.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles pour un tour-opérateur, une entreprise qui conçoit des voyages, ou pour un autocariste. Tu es spécialiste d’une zone, par exemple l’Asie ou l’Amérique latine. Avec tes correspondants sur place, tu construis des circuits : étapes, visites, hôtels et transports. Tu négocies chaque prestation pour obtenir un prix attractif tout en gardant une marge. Tu rédiges les descriptifs et choisis les photos des brochures. Tu ajustes les prix selon le remplissage et tu conseilles les vendeurs.
Une journée type
- 9 h 00Tu échanges en anglais avec ton correspondant au Pérou sur un nouveau circuit.
- 10 h 00Tu compares les tarifs de trois hôtels pour une étape à Cuzco.
- 11 h 30Tu calcules le prix de vente du voyage avec la marge prévue.
- 12 h 30Tu rédiges le programme jour par jour pour la brochure.
- 15 h 00Tu baisses le prix d’un départ qui se remplit mal.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Le poste est très convoité et les places sont rares, surtout concentrées en région parisienne, où se trouvent les grands tour-opérateurs. Tu passes l’essentiel de ton temps au bureau, avec un rythme plus soutenu avant la sortie des brochures. Internet pousse beaucoup de voyageurs à réserver seuls, ce qui rend le secteur très concurrentiel.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « chef de produit touristique » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAprès le bac, la voie la plus courante est un bac + 5 : master en tourisme, école de commerce ou école spécialisée. L’anglais est indispensable, et une deuxième langue est un vrai plus. Certains y arrivent après un BTS (brevet de technicien supérieur) tourisme et une solide expérience comme forfaitiste, qui monte des voyages à forfait.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : responsable de production touristique, directeur commercial de tour-opérateur, créateur d’agence de voyages.
Trois repères
Le savais-tu ?
Contrairement à une idée reçue, tu voyages peu : selon l’Onisep, créer des voyages ne demande qu’un ou deux mois de déplacements par an.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Chef / Cheffe de produit touristique »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Chef / Cheffe de produit touristique
Circuits clés en main, correspondants locaux, négociation, brochures ; « 1 ou 2 mois de déplacement dans l’année » ; « poste fort convoité » ; « le plus souvent en région parisienne » ; concurrence d’Internet ; bac + 5 ; salaire débutant : « Entre 1890 et 2667 euros brut par mois » - CIDJ — Forfaitiste
Voyages à forfait, recherches et négociations « depuis son bureau » ; BTS tourisme ; « Salaire brut mensuel débutant : smic » - France Travail — fiche ROME G1308
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.