Inspecteur / Inspectrice de conformité (installations électriques)
Tu vérifies que les installations électriques des bureaux, magasins et autres bâtiments sont sûres, pour éviter incendies et électrocutions.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles pour un organisme de contrôle ou dans une grande entreprise industrielle. La loi impose de vérifier régulièrement les installations électriques des lieux de travail : c’est toi qui fais ces visites. Tu examines les tableaux électriques, les protections contre les chocs et l’incendie, l’éclairage de sécurité. Tu fais des mesures avec des appareils spécialisés. Puis tu rédiges un rapport qui liste les écarts avec la réglementation. Tu expliques enfin au client les risques et ce qu’il doit corriger.
Une journée type
- 8 h 30Tu prépares ta visite en relisant le dernier rapport du bâtiment.
- 9 h 30Tu retrouves la personne qui t’accompagne dans les locaux.
- 11 h 00Tu ouvres les tableaux électriques et tu fais tes mesures.
- 14 h 00Tu testes l’éclairage de sécurité des couloirs et des sorties.
- 16 h 30Tu rédiges ton rapport et tu expliques les risques au client.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tu changes souvent de lieu, d’un client à l’autre. Tu travailles près de circuits sous courant : une habilitation électrique, c’est-à-dire une autorisation obtenue après une formation, est obligatoire. Il faut rester très rigoureux, car un oubli dans ton rapport peut laisser un danger en place.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « inspecteur d’installations électriques » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAprès la 3e, un CAP (certificat d’aptitude professionnelle) électricien ou un bac pro (baccalauréat professionnel) des métiers de l’électricité donne les bases. Tu peux ensuite préparer le CQP (certificat de qualification professionnelle) inspecteur en vérification périodique d’installations électriques, de niveau bac. Il est accessible en formation initiale, en apprentissage ou après une expérience.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : responsable d’agence de contrôle, expert en sécurité électrique, formateur en habilitation électrique.
Trois repères
Le savais-tu ?
Selon France compétences, 111 personnes ont obtenu ce certificat d’inspecteur en 2022. Six mois plus tard, 93 % d’entre elles travaillaient dans ce métier.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- France compétences — CQP Inspecteur en vérification périodique d’installations électriques (RNCP39215)
Certification de niveau 4 rattachée au code ROME H1301 ; contrôle de la conformité : protections contre les contacts, les brûlures et l’incendie, éclairage de sécurité, identification des circuits ; rédaction du rapport et information du client ; habilitations électriques exigées ; organismes de contrôle ou entreprises industrielles ; accès par formation initiale, apprentissage, contrat de professionnalisation ou VAE ; 111 certifiés en 2022, 93 % dans le métier visé à 6 mois - CIDJ — Contrôleur / Contrôleuse en électricité et électronique
Fiche voisine : peut travailler pour « des organismes de contrôle et de certification » ; CAP électricien, bac pro MELEC ; salaire de cette fiche (« 1 800 € environ ») inférieur au salaire minimum, donc ancien et non retenu - France Travail — fiche ROME H1301
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.