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Sécurité & défense

Ingénieur / Ingénieure sûreté en industrie nucléaire

Ingénieur / Ingénieure sûreté en industrie nucléaire

Bac + 5Sur le terrain

Tu analyses tous les risques d’une centrale nucléaire pour protéger les salariés, les habitants et l’environnement.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles pour un exploitant comme EDF, Orano ou Framatome, ou pour une société d’ingénierie. Tu passes en revue les risques d’une installation nucléaire : panne, incendie, inondation, erreur humaine. Tu vérifies sur le terrain que les règles et les procédures sont respectées. Tu rédiges les documents de référence sur la sûreté et tu les mets à jour. Tu sers d’interlocuteur à l’ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection), le gendarme du nucléaire. Tu interviens surtout quand une installation est modernisée ou démantelée.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu participes à la réunion du matin sur l’état des réacteurs de la centrale.
  2. 9 h 30Tu analyses un petit incident de la nuit pour comprendre ce qui s’est passé.
  3. 11 h 00Tu descends sur le terrain vérifier qu’une procédure de maintenance est bien suivie.
  4. 14 h 00Tu mets à jour un dossier de sûreté avant une inspection de l’ASNR.
  5. 16 h 30Tu expliques à une équipe d’intervenants les règles à respecter pendant un arrêt de réacteur.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesÀ partir de 3070 € brut par mois, hors primes, pour un débutant. Soit environ 2 390 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleIl faut un diplôme d’ingénieur (bac + 5) en génie nucléaire, énergie ou thermique, ou un master en ingénierie nucléaire. On y entre souvent après une classe préparatoire (2 ans après le bac) ou un BUT (bachelor universitaire de technologie). Un mastère spécialisé en sûreté nucléaire (bac + 6) existe aussi.
Où tu travaillesÀ la centrale nucléaire ou en bureau d’ingénierie, de site en site
Tes horairesEn journée, sans compter ses heures en cas d’urgence
À ton compte ?Le plus souvent salarié d’un exploitant ou d’une société d’ingénierie
Après quelques annéesChef de projet sûreté, inspecteur de la sûreté nucléaire à l’ASNR, responsable sûreté d’une centrale.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

La responsabilité est énorme et la moindre erreur peut avoir de lourdes conséquences. Une grande partie du travail consiste à lire et rédiger des documents techniques, souvent en anglais. Tu peux enchaîner les déplacements de site en site, et en cas d’urgence, on ne compte pas ses heures.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « ingénieur sûreté nucléaire » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesIl faut un diplôme d’ingénieur (bac + 5) en génie nucléaire, énergie ou thermique, ou un master en ingénierie nucléaire. On y entre souvent après une classe préparatoire (2 ans après le bac) ou un BUT (bachelor universitaire de technologie). Un mastère spécialisé en sûreté nucléaire (bac + 6) existe aussi.
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    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
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    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef de projet sûreté, inspecteur de la sûreté nucléaire à l’ASNR, responsable sûreté d’une centrale.

Trois repères

Comment y arriverÇa se prépareAprès un bac scientifique, vise une classe préparatoire puis une école d’ingénieurs ou un master en génie nucléaire. Les stages en centrale ou chez un exploitant aident beaucoup.
À ton compte ?Le plus souvent salarié d’un exploitant ou d’une société d’ingénierieTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes logiciels simulent déjà des pannes et des accidents, et l’IA aide à relire de gros documents. Analyser les risques et vérifier les procédures sur le terrain restent ta responsabilité.

Le savais-tu ?

L’ASNR, qui contrôle la sûreté des installations nucléaires en France, a été créée le 1er janvier 2025. Elle a pris la suite de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), encore citée dans beaucoup de fiches métiers.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.