Patronnier / Patronnière
Tu traduis le modèle d’un styliste en patrons précis, puis tu le déclines dans toutes les tailles.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles pour une marque de vêtements, une maison de luxe, un fabricant de chaussures ou de maroquinerie. À partir du prototype du modéliste, tu dessines le patron, c’est-à-dire le plan de chaque pièce à découper. Tu travailles de plus en plus sur ordinateur, avec un logiciel de patronage. Tu fais la gradation : tu déclines le modèle du 34 au 46 en gardant les bonnes proportions. Tu vérifies le bien-aller sur un mannequin ou une personne. Tes patrons servent ensuite à couper les tissus en série.
Une journée type
- 6 h 00Tu étudies le prototype d’une veste avec la modéliste.
- 7 h 00Tu dessines les pièces du patron sur ton logiciel.
- 9 h 00Tu fais la gradation pour obtenir toutes les tailles du modèle.
- 11 h 00Tu vérifies l’ajustement d’un essayage sur un mannequin.
- 13 h 30Tu corriges une manche trop serrée et tu envoies le fichier à l’atelier de coupe.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Le travail est précis et se fait surtout assis, devant un écran ou une table de coupe. Avant les collections, le rythme s’accélère et les journées peuvent s’allonger.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « patronnier » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAprès la 3e, tu peux préparer en 2 ans un CAP (certificat d’aptitude professionnelle) métiers de la mode, maroquinerie ou cordonnier-bottier, ou en 3 ans le bac pro métiers de la couture et de la confection. Après le bac, le BTS (brevet de technicien supérieur, en 2 ans) métiers de la mode est la voie la plus courante.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : modéliste, responsable de bureau d’études, chef d’atelier.
Trois repères
Le savais-tu ?
Le patronnier ne dessine pas qu’un seul modèle : il le décline dans toutes les tailles, une étape appelée gradation.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Patronnier-gradeur / Patronnière-gradeuse »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Patronnier-gradeur / Patronnière-gradeuse
En lien avec le modéliste, « décline les tailles du modèle et s’assure des bonnes proportions et de l’ajustement » ; CAP métiers de la mode, maroquinerie, cordonnier-bottier ; bac pro ; BTS métiers de la mode ; pas de salaire publié - CIDJ — Patronnier-gradeur / Patronnière-gradeuse
« Salaire brut mensuel débutant : smic » ; rythme « plus intense » pendant la préparation des collections - France Travail — fiche ROME H2412
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.