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Bâtiment & énergie

Technicien / Technicienne d’exploitation nucléaire

Technicien / Technicienne d’exploitation nucléaire

Bac + 2Sur le terrain

Tu fais des rondes et des manœuvres dans une centrale nucléaire, à la demande de la salle de commande, pour produire l’électricité en sûreté.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles dans une centrale qui produit de l’électricité, le plus souvent pour EDF (Électricité de France). Tu fais partie de l’équipe de conduite, qui fait tourner l’installation jour et nuit. Les opérateurs pilotent depuis la salle de commande ; toi, tu es sur le terrain. Tu ouvres des vannes, tu démarres des pompes et tu réalises les essais réguliers des matériels. Tu repères les bruits, les fuites ou les températures anormales et tu fais un premier diagnostic. Avant une réparation, tu mets le matériel en sécurité pour les équipes de maintenance.

Une journée type

  1. 6 h 00Tu prends ton poste et tu écoutes les consignes de l’équipe précédente.
  2. 8 h 00Tu fais ta ronde en tenue de travail dans la salle des machines.
  3. 10 h 00Tu manœuvres une vanne à la demande de l’opérateur de la salle de commande.
  4. 12 h 00Tu réalises l’essai prévu d’une pompe de secours et tu notes les résultats.
  5. 13 h 30Tu isoles un moteur pour que les techniciens de maintenance puissent intervenir.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesPas encore de chiffre fiable pour ce métier. Regarde les offres d’emploi pour te faire une idée.
Les études · un exempleSelon EDF, il faut un bac + 2 ou un bac + 3. Les diplômes cités sont par exemple le BTS (brevet de technicien supérieur, en 2 ans) contrôle industriel et régulation automatique, ou le BUT (bachelor universitaire de technologie, en 3 ans) mesures physiques ou génie électrique et informatique industrielle. Les débutants sont acceptés, puis formés aux procédures de la centrale.
Où tu travaillesSur le terrain d’une centrale, dans la salle des machines
Tes horairesEn horaires décalés, y compris la nuit et le week-end
À ton compte ?Non : tu travailles pour l’exploitant d’une centrale
Après quelques annéesOpérateur en salle de commande, chef d’équipe de conduite, technicien de maintenance.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Une centrale ne s’arrête jamais : tu travailles en horaires décalés, y compris la nuit et le week-end. Tout se fait selon des procédures strictes, et il faut garder son sang-froid. Dans certaines zones, tu portes une tenue spéciale et un appareil qui mesure les rayonnements reçus.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « technicien d’exploitation nucléaire » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesSelon EDF, il faut un bac + 2 ou un bac + 3. Les diplômes cités sont par exemple le BTS (brevet de technicien supérieur, en 2 ans) contrôle industriel et régulation automatique, ou le BUT (bachelor universitaire de technologie, en 3 ans) mesures physiques ou génie électrique et informatique industrielle. Les débutants sont acceptés, puis formés aux procédures de la centrale.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : opérateur en salle de commande, chef d’équipe de conduite, technicien de maintenance.

Trois repères

Comment y arriverÇa se prépareVise un BTS ou un BUT en contrôle industriel, électrotechnique ou mesures physiques, de préférence en alternance chez un exploitant. Prépare-toi aux horaires décalés.
À ton compte ?Non : tu travailles pour l’exploitant d’une centraleCe métier s’exerce au sein d’un service ou d’une organisation. Avec l’expérience, tu évolues à l’intérieur de celle-ci.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes systèmes informatiques surveillent déjà la centrale en continu depuis la salle de commande. Faire les rondes, repérer une anomalie sur le terrain et manœuvrer selon les procédures restent humains.

Le savais-tu ?

Depuis le 1er janvier 2025, la sûreté des centrales françaises est contrôlée par l’ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection). Elle est née de la fusion de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.