Plongeur scaphandrier / Plongeuse scaphandrière
Tu travailles sous l’eau : tu soudes, tu découpes et tu inspectes des quais, des barrages ou des épaves.
Ce que tu fais vraiment
Tu es un plongeur professionnel, à ne pas confondre avec un moniteur de plongée. Tu fais sous l’eau des travaux qu’on fait d’habitude à l’air libre : souder, découper du métal, raccorder des tuyaux, maçonner. Tu inspectes des barrages, des quais ou des épaves. Ton casque est relié à la surface : il t’apporte l’air et te permet de parler à l’équipe. Tu travailles pour les ports, le génie civil, l’industrie ou même l’archéologie sous-marine.
Une journée type
- 6 h 00Tu prépares ton équipement et tu vérifies le casque avec l’équipe de surface.
- 7 h 00Tu écoutes les consignes de sécurité et le programme de la plongée.
- 9 h 00Tu descends inspecter le pied d’un quai, dans une eau froide et trouble.
- 11 h 00Tu découpes une pièce en métal en restant en contact radio avec la surface.
- 13 h 30Tu remontes en respectant les procédures de sécurité, puis tu rédiges ton rapport.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Les conditions sont souvent dures : eau froide, polluée, sans visibilité, avec du courant. Les chantiers sont rarement près de chez toi, il faut te déplacer, parfois à l’étranger. Une visite médicale poussée chaque année vérifie que tu peux continuer, et beaucoup changent de métier vers 40 ans.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « scaphandrier » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesIl faut un titre professionnel de scaphandrier travaux publics, une formation spécifique de niveau CAP (certificat d’aptitude professionnelle). L’École nationale des scaphandriers, à Fréjus, le prépare en 2 ans en apprentissage. Ta formation fixe la profondeur où tu as le droit de travailler : par exemple, la classe II autorise jusqu’à 50 mètres.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef de chantier sous-marin, scaphandrier sur des chantiers en mer à l’étranger, formateur en plongée professionnelle.
Trois repères
Le savais-tu ?
Sous l’eau, tes interventions ne doivent pas dépasser trois heures par jour. Tu plonges toujours en équipe, avec des collègues en surface qui veillent sur toi.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- CIDJ — Plongeur professionnel / Plongeuse professionnelle
Activités, 3 heures par jour, classes de profondeur ; salaire débutant : « 2 500 € » brut par mois - Onisep — TP scaphandrier travaux publics (École nationale des scaphandriers)
Titre professionnel, 2 ans, niveau 3 (CAP), apprentissage à Fréjus ; pas de fiche métier Onisep dédiée - France Travail — fiche ROME I1502
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.