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Bâtiment & énergie

Technicien / Technicienne cordiste

Technicien / Technicienne cordiste

Parcours techniqueSur le terrain

Tu travailles suspendu à des cordes sur les ponts, les falaises ou les éoliennes, et tu guides une équipe de cordistes.

Ce que tu fais vraiment

Tu es un cordiste expérimenté : tu te déplaces sur cordes là où aucune nacelle ne passe. Tu interviens sur des ponts, des barrages, des silos, des éoliennes ou des monuments historiques. Tu inspectes des ouvrages, tu répares du béton, tu poses des filets contre les chutes de pierres. Tu prépares le chantier et tu veilles à la sécurité de ton binôme ou de ta petite équipe. Tu travailles pour des PME (petites et moyennes entreprises) spécialisées dans les travaux en hauteur.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu vérifies ton harnais, tes cordes et tes mousquetons avant de monter.
  2. 9 h 30Tu installes les cordes en haut du viaduc avec ton binôme.
  3. 11 h 00Tu descends en rappel le long d’une pile et tu photographies les fissures.
  4. 14 h 00Tu répares un morceau de béton, suspendu à plusieurs dizaines de mètres.
  5. 16 h 30Tu notes le travail fait et tu prépares le chantier du lendemain.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesPas encore de chiffre fiable pour ce métier. Regarde les offres d’emploi pour te faire une idée.
Les études · un exempleCommence par un diplôme du bâtiment, comme un CAP (certificat d’aptitude professionnelle, en 2 ans après la 3e) ou un bac pro (baccalauréat professionnel) en 3 ans. Tu passes ensuite un CQP (certificat de qualification professionnelle) de cordiste. Après des centaines d’heures sur cordes, tu peux préparer le CQP de technicien cordiste, puis une formation de technicien cordiste superviseur.
Où tu travaillesSuspendu à des cordes : ponts, barrages, silos, éoliennes, monuments
Tes horairesAu rythme des chantiers, souvent loin de chez toi, parfois à l’étranger
À ton compte ?Le plus souvent salarié ou intérimaire ; créer ton entreprise est possible
Après quelques annéesChef d’équipe cordiste, technicien cordiste superviseur, créateur d’entreprise de travaux en hauteur.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Le métier est physique, en extérieur par tous les temps, et le vertige est exclu. Les chantiers sont souvent loin de chez toi, parfois à l’étranger. Beaucoup travaillent en intérim : l’Onisep compte environ 11 000 cordistes intérimaires réguliers pour plus de 4 600 salariés permanents.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « technicien cordiste » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesCommence par un diplôme du bâtiment, comme un CAP (certificat d’aptitude professionnelle, en 2 ans après la 3e) ou un bac pro (baccalauréat professionnel) en 3 ans. Tu passes ensuite un CQP (certificat de qualification professionnelle) de cordiste. Après des centaines d’heures sur cordes, tu peux préparer le CQP de technicien cordiste, puis une formation de technicien cordiste superviseur.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef d’équipe cordiste, technicien cordiste superviseur, créateur d’entreprise de travaux en hauteur.

Trois repères

Comment y arriverÇa se prépareCommence par un CAP ou un bac pro du bâtiment, puis passe le certificat de cordiste reconnu par la profession. Plus tu as d’expérience sur chantier, plus tu seras recruté.
À ton compte ?Le plus souvent salarié ou intérimaire ; créer ton entreprise est possibleTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes drones inspectent déjà certains ponts ou éoliennes avant l’intervention. Organiser le chantier en hauteur, guider l’équipe et réaliser les réparations restent un travail humain.

Le savais-tu ?

Des cordistes ont participé à la construction du viaduc de Millau, dont la pile la plus haute mesure 343 m, et à l’illumination de la tour Eiffel, selon l’Onisep.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données
  • Onisep — Cordiste
    Métier voisin (pas de fiche dédiée au technicien) : domaines d’intervention, viaduc de Millau « 343 m », tour Eiffel, CQP de cordiste « complété éventuellement par un CQP de technicien cordiste », formation « Technicien cordiste - superviseur », « plus de 4 600 salariés » permanents et « environ 11 000 » intérimaires ; salaire du cordiste débutant « Entre 1950 et 2000 euros brut par mois », non retenu pour un technicien expérimenté
  • CIDJ — Cordiste
    Conditions de travail en équipe, à l’air libre ; salaire du cordiste débutant : « 2 000 € », non retenu pour le niveau technicien
  • France Travail — fiche ROME I1511

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.