Technicien / Technicienne en dépollution
Tu nettoies des sols et des nappes d’eau souillés par d’anciennes usines, pour leur rendre une seconde vie.
Ce que tu fais vraiment
Tu interviens sur des terrains pollués : anciennes usines, stations-service ou décharges. Sous les ordres d’un chef de chantier, tu installes et tu règles les machines qui traitent la terre et l’eau. Tu fais des prélèvements de sol, d’eau, de gaz et d’air, puis tu envoies les échantillons au laboratoire. Tu suis l’évacuation des terres polluées et tu coordonnes les sous-traitants présents sur le site. Tu rédiges des comptes rendus et tu entretiens le matériel de mesure. Tes employeurs sont des entreprises de travaux publics ou de services à l’environnement (eau, déchets).
Une journée type
- 8 h 30Tu enfiles tes équipements de protection avant d’entrer sur le chantier.
- 9 h 30Tu prélèves de l’eau dans un piézomètre, un tube qui descend jusqu’à la nappe.
- 11 h 00Tu règles l’appareil qui aspire les gaz pollués présents dans le sol.
- 14 h 00Tu notes les volumes de terre chargés dans les camions.
- 16 h 30Tu rédiges ton rapport d’intervention et tu étiquettes les échantillons.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tu travailles dehors par tous les temps, souvent avec un masque et une combinaison. Les chantiers changent souvent de lieu : il faut accepter les déplacements. Tu dois respecter à la lettre les règles de sécurité face aux produits dangereux.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « technicien en dépollution » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesLe CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse) indique un diplôme à bac + 2 ou bac + 3 en environnement ou en mesures. Par exemple : le BTS (brevet de technicien supérieur, en 2 ans) métiers des services à l’environnement ou métiers de l’eau, ou le BUT (bachelor universitaire de technologie, en 3 ans) génie biologique ou génie chimique. Avec un niveau bac ou moins, tu peux commencer comme opérateur sur les chantiers.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef de chantier dépollution, chargé d’études sites et sols pollués, chef de projet sites et sols pollués.
Trois repères
Le savais-tu ?
Sur certains chantiers, le technicien conduit lui-même des engins : il lui faut alors un CACES (certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) ou un permis poids lourd, précise le CIDJ.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Chef / Cheffe de projet sites et sols pollués »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- CIDJ — Technicien / Technicienne dépollution
Activités : traitement des sols et des nappes, prélèvements, rapports, maintenance ; Caces et permis selon les chantiers ; formations BTS et BUT ; salaire : « Entre 2 300 € et 2 600 € brut mensuel pour un technicien débutant » - Onisep — Chef / Cheffe de projet sites et sols pollués
Métier voisin, évolution possible à bac + 5 ; salaire « À partir de 3160 euros brut par mois » non retenu (poste plus qualifié) - France Travail — fiche ROME I1514
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.