Intervenant / Intervenante en pratique de soins non conventionnelle
Tu proposes des séances de bien-être, comme la réflexologie ou le shiatsu, qui ne font pas partie des soins médicaux reconnus.
Ce que tu fais vraiment
Tu pratiques une technique de bien-être : réflexologie, shiatsu, naturopathie, kinésiologie, reiki… Tu reçois des personnes qui veulent se détendre ou mieux vivre leur stress. Tu commences chaque séance par un échange sur leurs habitudes et leurs attentes. Tu ne poses pas de diagnostic et tu ne remplaces jamais un médecin. Si besoin, tu orientes la personne vers un professionnel de santé. Le plus souvent, tu travailles à ton compte, en cabinet ou à domicile.
Une journée type
- 8 h 30Tu prépares ta salle et ta table de soin avant le premier rendez-vous.
- 10 h 00Tu écoutes une cliente stressée qui t’explique ce qui la gêne au quotidien.
- 11 h 30Tu pratiques une séance de réflexologie en pressant des zones précises de ses pieds.
- 14 h 00Tu conseilles à un client de consulter son médecin pour une douleur qui dure.
- 16 h 30Tu mets à jour ton site internet et tes réseaux sociaux pour te faire connaître.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Ces pratiques ne sont pas des professions de santé : selon le ministère de la Santé, la naturopathie, par exemple, ne peut pas être reconnue faute de preuves scientifiques. Il n’existe aucun diplôme d’État, et la plupart des praticiens sont à leur compte, avec des revenus irréguliers au début. Le ministère publie des fiches qui informent le public sur les limites, voire les dangers, de certaines de ces pratiques.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « praticien de soins alternatifs » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesIl n’y a pas de diplôme d’État : chaque pratique a ses propres écoles privées. Selon l’Onisep, le certificat de réflexologue, inscrit au RNCP (répertoire national de la certification professionnelle), se prépare en 10 à 15 mois après le bac. Beaucoup de praticiens ont d’abord un autre métier, par exemple dans le soin, le sport ou l’esthétique.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : réflexologue en cabinet, formateur en réflexologie, praticien en entreprise ou en maison de retraite.
Trois repères
Le savais-tu ?
Selon le ministère de la Santé, l’État finance depuis 2010 des évaluations scientifiques de ces pratiques, menées notamment par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), pour repérer celles qui sont prometteuses et celles qui peuvent être dangereuses.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Réflexologue
Fiche voisine (une des pratiques du code ROME) : « ne pose pas de diagnostic » ; « La réflexologie ne fait pas partie des professions de santé ou des métiers du paramédical » ; « Le statut d'indépendant est le plus fréquent » ; « 10 à 15 mois pour préparer le certificat de réflexologue enregistré au RNCP » ; professionnels du soin, du sport, esthéticiennes qui se forment ; repère « À partir de 1867 euros brut par mois, variable en fonction du statut d'exercice » non retenu (revenus d’indépendant variables) - Assemblée nationale — Question écrite n° 15909, réponse du ministère des Solidarités et de la Santé
Réponse : « Il n'existe pas actuellement en France de reconnaissance des naturopathes en tant que professionnels de santé » ; « En l'absence de données probantes, elle ne peut pas être reconnue au plan scientifique ni relever d'une profession de santé » ; la question rappelle que la naturopathie a fait l’objet d’une surveillance de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) - Sénat — Question écrite n° 01520, réponse du ministère de la Santé et de la Prévention (24/11/2022)
« depuis 2010, la direction générale de la santé finance un programme pluriannuel d'évaluation des PNCS » confié à l’Inserm, « visant à repérer les pratiques prometteuses et celles potentiellement dangereuses » ; fiches grand public sur « les limites voire les dangers de celles-ci » - Trouver École — Intervenant / Intervenante en pratique de soins non conventionnelle (fiche ROME K1108)
« formations non reconnues par l'Etat » ; « ne donne pas lieu à un diplôme national, ni à l'exercice d'une profession de santé » ; appellations : naturopathie, réflexologie, shiatsu, reiki, kinésiologie, magnétiseur… ; « Oriente vers des professionnels de santé si nécessaire » - France Travail — fiche ROME K1108
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.