Santé

Addictologue

Addictologue

Parcours techniqueSur le terrain

Tu es médecin et tu aides des personnes à se libérer d’une addiction : alcool, tabac, drogues ou jeux vidéo.

Ce que tu fais vraiment

Tu reçois des personnes qui n’arrivent plus à se passer d’un produit ou d’un comportement. Tu fais le point sur leur santé et sur leur consommation, sans les juger. Tu prescris des traitements pour réduire le manque ou remplacer une drogue. Tu bâtis avec chaque patient un projet d’arrêt ou de réduction, étape par étape. Tu travailles en équipe avec des infirmiers, des psychologues et des éducateurs. Tu exerces à l’hôpital, dans un CSAPA (centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie) ou en cabinet.

Une journée type

  1. 7 h 00Tu reçois un jeune qui veut arrêter le cannabis avant ses examens.
  2. 8 h 30Tu ajustes le traitement de substitution d’un patient suivi depuis un an.
  3. 10 h 00Tu passes voir à l’hôpital un patient qui fait un sevrage d’alcool.
  4. 12 h 30Tu fais le point avec l’infirmière et le psychologue de l’équipe.
  5. 14 h 30Tu animes une séance de prévention sur les écrans dans un lycée.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesÀ partir de 4081 € brut par mois, à l’hôpital, pour un débutant. Soit environ 3 180 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleAprès le bac, tu entres en médecine par un PASS (parcours d’accès spécifique santé) ou une LAS (licence avec option accès santé). En 6e année, tu passes les EDN (épreuves dématérialisées nationales) puis les ECOS (examens cliniques objectifs structurés), qui décident de ta spécialité, par exemple médecine générale ou psychiatrie. Pendant ton internat, tu ajoutes une FST (formation spécialisée transversale) d’addictologie d’un an, soit au moins 10 ans d’études.
Où tu travaillesÀ l’hôpital, dans un centre de soins en addictologie ou en cabinet
Tes horairesEn journée, au rythme des consultations et du suivi
À ton compte ?Le plus souvent salarié
Après quelques annéesResponsable d’un centre d’addictologie, chef de service hospitalier, médecin chercheur.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Les études durent au moins 10 ans après le bac. Les rechutes sont fréquentes et font partie du parcours : il faut beaucoup de patience. Tu écoutes des histoires de vie difficiles.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « addictologue » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesAprès le bac, tu entres en médecine par un PASS (parcours d’accès spécifique santé) ou une LAS (licence avec option accès santé). En 6e année, tu passes les EDN (épreuves dématérialisées nationales) puis les ECOS (examens cliniques objectifs structurés), qui décident de ta spécialité, par exemple médecine générale ou psychiatrie. Pendant ton internat, tu ajoutes une FST (formation spécialisée transversale) d’addictologie d’un an, soit au moins 10 ans d’études.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : responsable d’un centre d’addictologie, chef de service hospitalier, médecin chercheur.

Trois repères

Comment y arriverÇa se prépareIl faut faire médecine, puis te spécialiser en addictologie. Travaille les sciences dès le lycée, et l’écoute sans jugement compte beaucoup dans ce métier.
À ton compte ?Le plus souvent salariéTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes applications aident déjà certains patients à suivre leur consommation entre deux rendez-vous. Écouter sans juger, prescrire le bon traitement et accompagner les rechutes restent le travail du médecin.

Le savais-tu ?

L’addictologie n’est pas réservée aux médecins : dans un CSAPA, l’équipe réunit aussi des infirmiers, des psychologues et des travailleurs sociaux. Et chez les médecins, on y vient depuis plusieurs spécialités, comme la médecine générale ou la psychiatrie.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.