Conseiller / Conseillère en génétique
Tu expliques aux familles les risques de transmettre une maladie génétique et tu les accompagnes dans leurs choix.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles à l’hôpital, dans un service de génétique ou un centre de lutte contre le cancer, avec un médecin généticien. Tu reçois des personnes inquiètes pour leur santé ou pour celle de leur futur bébé. Tu construis l’arbre généalogique de la famille pour repérer qui a eu quelle maladie. Tu calcules un risque de transmission et tu organises les examens. Tu traduis les données scientifiques en mots simples. Tu soutiens aussi les patients quand les nouvelles sont difficiles.
Une journée type
- 8 h 30Tu relis le dossier d’une famille avant la consultation.
- 9 h 30Tu dessines avec un couple l’arbre généalogique de leurs deux familles.
- 11 h 00Tu expliques avec le médecin le résultat d’un test génétique à une patiente.
- 14 h 00Tu participes à une réunion d’équipe sur des situations complexes.
- 16 h 30Tu rédiges le compte rendu de l’entretien pour le dossier médical.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tu côtoies la maladie tous les jours et tu annonces parfois des nouvelles très dures : il faut une bonne résistance psychologique. Les postes sont encore peu nombreux, même s’ils se développent. Le salaire de départ reste modeste pour un bac + 5.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « conseiller en génétique » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAprès le bac, tu fais une licence de biologie, en 3 ans. Tu prépares ensuite le master biologie-santé, parcours conseil génétique et médecine préventive, en 2 ans. C’est la formation spécialement prévue pour ce métier.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : spécialiste des cancers héréditaires, attaché de recherche clinique, formateur.
Trois repères
Le savais-tu ?
Le métier de conseiller en génétique n’a été reconnu officiellement qu’en 2004 : c’est une profession jeune.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Conseiller / Conseillère en génétique »
- OnisepLa fiche « Généticien / Généticienne »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Conseiller / Conseillère en génétique
Arbres généalogiques, calculs de risques, diagnostic prénatal, recherche clinique en oncologie, résistance psychologique, hôpital ou centre de lutte contre le cancer, master biologie-santé conseil génétique, « métier proprement dit a été reconnu en 2004 », postes « encore peu nombreux » ; salaire débutant : « Entre 1867 et 2088 euros brut par mois » - Onisep — Généticien / Généticienne
Métier voisin (chercheur en génétique) pour le contexte ; salaire « 2358 € » non retenu (autre métier) - France Travail — fiche ROME K1214
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.