Educateur / Educatrice en locomotion
Tu apprends aux personnes aveugles ou malvoyantes à se déplacer seules, avec une canne blanche, en toute sécurité.
Ce que tu fais vraiment
Tu accompagnes des enfants et des adultes qui ne voient pas ou très mal. Tu fais d’abord un bilan : ce que la personne sait faire, ce qu’elle souhaite, ce qui lui fait peur. Ensuite, tu lui apprends à utiliser une canne blanche, à repérer les sons et à sentir les surfaces du sol sous ses pieds. Vous vous entraînez dans la rue, dans les transports ou dans un nouveau quartier. Tu travailles avec des ophtalmologues, des orthoptistes et des ergothérapeutes. Tu peux aussi conseiller une mairie ou une entreprise sur l’accessibilité d’un lieu.
Une journée type
- 8 h 30Tu fais le bilan d’un jeune homme qui vient de perdre la vue.
- 9 h 30Tu l’entraînes à traverser un carrefour en écoutant le bruit des voitures.
- 11 h 00Tu aides une élève malvoyante à apprendre le trajet de son nouveau collège.
- 14 h 00Tu adaptes ta séance à une dame âgée qui a peur de sortir seule.
- 16 h 30Tu rédiges le compte rendu des progrès de chaque personne.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Les progrès peuvent être lents, et chaque personne demande une méthode différente. Le métier est rare : environ 150 personnes l’exercent en France. La formation spécialisée coûte cher, environ 15000 €.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « instructeur en locomotion » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesIl faut d’abord un diplôme de rééducation ou d’éducation, en 3 à 5 ans après le bac : ergothérapeute, psychomotricien, infirmier, éducateur spécialisé, orthoptiste, masseur-kinésithérapeute, ou une licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) en activité physique adaptée. Tu prépares ensuite en 10 mois le certificat d’instructeur pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles, délivré par le ministère chargé des Solidarités.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef de service en établissement spécialisé, conseiller en accessibilité, formateur.
Trois repères
Le savais-tu ?
Ton travail ne se limite pas à la marche : tu peux aussi apprendre à une personne à cuisiner, à s’habiller ou à faire ses courses sans voir.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Instructeur / Instructrice pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Instructeur / Instructrice pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles
Synonyme « Instructeur / instructrice en locomotion » : canne blanche, sons, cuisiner, courses, s’habiller, ophtalmologues, orthoptistes, ergothérapeutes, conseil en accessibilité ; diplômes d’accès et « 10 mois supplémentaires » pour le certificat du ministère chargé des Solidarités ; aucun salaire publié - CIDJ — Instructeur / Instructrice pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles
Bilan, sensations podotactiles, établissements de santé et associations, « Environ 150 personnes exercent aujourd’hui ce métier », formation « Coût : environ 15 000 € » ; salaire débutant : « smic » - France Travail — fiche ROME K1301
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.