Inspecteur / Inspectrice de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
Tu contrôles les produits, les commerces et les sites de vente pour protéger les consommateurs contre les arnaques et les dangers.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles pour la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Tu contrôles des magasins, des entreprises, des entrepôts ou des sites Internet. Tu vérifies qu’un jouet n’est pas dangereux ou qu’un produit contient bien ce qui est écrit sur l’emballage. Tu peux faire des prélèvements pour analyse. En cas de fraude, tu sanctionnes l’entreprise ou tu engages des poursuites. Tu donnes aussi des conseils aux professionnels pour qu’ils respectent les règles.
Une journée type
- 8 h 30Tu prépares une enquête sur des produits vendus en ligne.
- 9 h 30Tu fais un contrôle surprise dans un supermarché.
- 11 h 00Tu prélèves des échantillons d’un produit pour le faire analyser.
- 14 h 00Tu expliques à un commerçant ce qu’il doit corriger.
- 16 h 30Tu rédiges ton rapport et les suites à donner.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Les relations avec les professionnels contrôlés peuvent être conflictuelles. Tu te déplaces beaucoup, et certaines interventions ont lieu en dehors des horaires habituels. Tu peux être affecté dans n’importe quel département, y compris en outre-mer.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « inspecteur des fraudes » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesIl faut un bac + 3, par exemple une licence ou un BUT (bachelor universitaire de technologie) en droit, en économie ou en gestion, puis réussir le concours d’inspecteur. Tu suis ensuite 12 mois de formation à l’ENCCRF (École nationale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), à Montpellier.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : inspecteur principal, chef de service dans une direction départementale, enquêteur spécialisé.
Trois repères
Le savais-tu ?
La fraude se cache aussi derrière les écrans : les inspecteurs surveillent les réseaux et les sites Internet pour repérer les pratiques illégales (Onisep).
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Inspecteur / Inspectrice des fraudes »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Inspecteur / Inspectrice des fraudes
Contrôles de conformité (aliments, jouets, cosmétiques…), sanctions, conseil aux professionnels ; « son activité s’étend aux réseaux et aux sites Internet » ; concours avec un bac + 3 puis « 12 mois à l’ENCCRF […] à Montpellier » ; pas de salaire publié - CIDJ — Inspecteur / Inspectrice de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
Contrôles programmés ou inopinés, prélèvements, sanctions ; services déconcentrés y compris outre-mer ; relations « parfois conflictuelles » ; « Salaire mensuel brut débutant : 1 945 € », primes en plus - France Travail — fiche ROME K1506
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.