Spécialiste en radioprotection au sein du Ministère des Armées
Tu mesures la radioactivité dans les sous-marins, les bases et les hôpitaux militaires pour protéger les personnes.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles pour le ministère des Armées, par exemple au service de santé des armées. Tu contrôles les lieux où l’on utilise des rayonnements : réacteurs de sous-marins, appareils de radiologie, laboratoires. Tu manipules des appareils de mesure et tu fais des prélèvements d’air ou de surfaces. Tu analyses les résultats et tu rédiges des rapports de contrôle. Tu participes aussi à des exercices d’accident nucléaire. Tu travailles avec des militaires, des ingénieurs et des médecins.
Une journée type
- 8 h 30Tu prépares le matériel de mesure pour une mission à Brest.
- 9 h 30Tu mesures la radioactivité dans un local technique.
- 11 h 00Tu fais des frottis sur des surfaces pour les analyser au laboratoire.
- 14 h 00Tu rédiges le rapport de contrôle pour le commandant de la base.
- 16 h 30Tu participes à un exercice de crise nucléaire avec les pompiers.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tu travailles près de sources de rayonnements, avec des règles de sécurité très strictes et un suivi médical. Tu pars souvent en mission plusieurs jours, parfois outre-mer ou à l’étranger. Il faut une autorisation de sécurité de haut niveau : l’État enquête sur toi avant ton embauche.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « technicien radioprotection des armées » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAprès le bac, le plus courant est un BTS (diplôme en 2 ans après le bac) environnement nucléaire ou un BUT (bachelor universitaire de technologie, 3 ans) mesures physiques. Un certificat professionnel de technicien en radioprotection se prépare aussi en 12 mois, notamment à l’EAMEA (école militaire de l’énergie atomique).
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : technicien confirmé en radioprotection, responsable de laboratoire de mesure, ingénieur en radioprotection.
Trois repères
Le savais-tu ?
Une offre du service de santé des armées pour ce métier demande une habilitation « très secret », l’un des plus hauts niveaux de secret de la défense.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Technicien / Technicienne radioprotection »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Choisir le service public — Technicien en radioprotection, service de santé des armées (réf. DEF_30-00067222)
Offre du ministère des Armées (Clamart), catégorie B, ouverte aux débutants : vérifications en radioprotection, prélèvements d’air et frottis, « campagnes de mesures sur sous-marins », exercices de sécurité nucléaire ; BTS ou DUT scientifique ; missions en métropole, « occasionnellement outre-mer et à l’étranger » ; fait du champ « know » : « Habilitation France de niveau très secret » ; salaire non renseigné - Onisep — Technicien / Technicienne radioprotection
Métier voisin (secteur civil) : BTS environnement nucléaire, BUT mesures physiques, « CP (certificat professionnel) technicien en radioprotection (INSTN CEA/EAMEA) » en 12 mois ; « À partir de 2000 euros brut par mois », non retenu (secteur civil) - France Travail — fiche ROME K1724
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.