Régulateur / Régulatrice de secours en montagne
Tu reçois les appels d’urgence d’une station de ski et tu envoies les bons secouristes au bon endroit, vite.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles au poste central de secours d’un domaine skiable. Tu réponds aux appels quand un skieur se blesse ou se perd. Tu notes où il se trouve et ce qui lui arrive. Puis tu envoies par radio les pisteurs-secouristes les plus proches. Tu préviens si besoin les médecins ou les gendarmes. Tu suis chaque intervention jusqu’au bout et tu rédiges le rapport.
Une journée type
- 8 h 30Tu vérifies les radios et tu fais le point avec l’équipe des pistes à l’ouverture.
- 9 h 30Tu réponds à l’appel d’un moniteur pour une skieuse blessée au genou.
- 11 h 00Tu envoies deux pisteurs-secouristes sur place avec un traîneau de secours.
- 14 h 00Tu préviens le cabinet médical en bas des pistes de l’arrivée de la blessée.
- 16 h 30Tu rédiges le rapport de chaque intervention avant la fermeture des pistes.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Le travail suit la saison d’hiver : les contrats durent souvent quelques mois et il faut trouver une autre activité l’été. Tu travailles le week-end, les jours fériés et pendant les vacances, au rythme des skieurs. Les jours de forte affluence, plusieurs accidents arrivent en même temps et il faut garder son calme.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « régulateur de secours » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAucun diplôme précis n’est exigé, mais les stations cherchent une expérience des urgences ou des pistes de ski. Une voie possible : devenir d’abord pisteur-secouriste avec le BNPS (brevet national de pisteur-secouriste), qui se prépare en 6 semaines environ.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : pisteur-secouriste, assistant de régulation médicale, responsable de sécurité et de secours.
Trois repères
Le savais-tu ?
En France, les secours sont en principe gratuits. Mais sur les pistes de ski, la commune peut faire payer le secours au skieur blessé.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Pisteur / Pisteuse secouriste (métier voisin) »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- OPCO Direct — Régulateur / Régulatrice de secours en montagne (code ROME K1728)
Missions (appels d’urgence, envoi des équipes, lien avec pisteurs, médecins et forces de l’ordre) ; accès : « accessible sans diplôme spécifique, mais avec une expérience » ; travail saisonnier, week-ends et jours fériés ; évolutions - Onisep — Pisteur / Pisteuse secouriste (métier voisin)
Activité saisonnière, CDD, permanences le week-end et pendant les vacances ; « Environ 6 semaines pour préparer le BNPS » - Sénat — Question écrite sur la facturation des secours de montagne (réponse publiée le 05/06/2025)
Principe de gratuité des secours et exception : « La facturation des frais de secours concerne ainsi uniquement les pistes de ski, les sites nordiques, et l’ensemble du domaine skiable » - France Travail — fiche ROME K1728
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.