Chef / Cheffe de centre d’incendie et de secours
Tu diriges une caserne de pompiers : tu commandes les équipes, organises les gardes et pars sur les interventions importantes.
Ce que tu fais vraiment
Tu es responsable d’un centre d’incendie et de secours, la caserne d’où partent les pompiers. Tu organises les gardes, les astreintes et la formation de tes équipes. Tu veilles à ce que les véhicules et le matériel soient toujours prêts. Sur les interventions importantes, tu peux commander les opérations : tu évalues le risque, tu adaptes les moyens et tu demandes des renforts. Tu gères aussi la logistique et les dossiers administratifs du centre. Tu encadres souvent des sapeurs-pompiers volontaires, qui ont un autre métier à côté.
Une journée type
- 8 h 30Tu fais le point du matin avec l’équipe de garde.
- 9 h 30Tu vérifies le planning des volontaires disponibles pour la nuit.
- 11 h 00Tu pars sur un feu de grange et tu prends le commandement des opérations.
- 14 h 00Tu prépares une formation sur les risques chimiques pour tes équipes.
- 16 h 30Tu rédiges le compte rendu de l’intervention pour ta hiérarchie.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tu portes de grandes responsabilités : des vies dépendent de tes décisions, parfois prises en quelques secondes. Les gardes durent souvent 24 heures ou plus, et une intervention peut arriver à tout moment. Il y a aussi beaucoup de travail administratif.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « chef de caserne » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesPour devenir officier, tu passes le concours de lieutenant de sapeurs-pompiers professionnels, ouvert à bac + 2, ou celui de capitaine, à bac + 3. Tu es ensuite formé à l’ENSOSP (École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers), à Aix-en-Provence. Tu peux aussi découvrir le métier comme sapeur-pompier volontaire, dès 16 ans.
- 3D’abord un premier métierCe n’est pas un premier emploi : il faut d’abord être officier de sapeurs-pompiers (lieutenant puis capitaine), souvent après des années comme sapeur-pompier ou sous-officier ; on prend la tête d’un centre après 5 à 10 ans.
- 4Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 5Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef de groupement, officier d’état-major, directeur départemental des services d’incendie et de secours.
Trois repères
Le savais-tu ?
En 2024, la France compte 6183 centres d’incendie et de secours, et 78 % des sapeurs-pompiers sont des volontaires.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Officier / Officière de sapeur-pompier »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Officier / Officière de sapeur-pompier
Métier voisin (pas de fiche dédiée au chef de centre) : commandement « au sein des centres d’incendies et de secours », évaluation du risque, renforts, prévention, formation, « gestion et de logistique » ; concours de lieutenant (bac + 2) et de capitaine (bac + 3), ENSOSP à Aix-en-Provence ; pas de salaire publié - CIDJ — Sapeur-pompier
Service « de 24h ou de 48h d’affilée » ; sapeur-pompier volontaire « au minimum 16 ans » ; traitement selon le grade « entre 1 649 € et 4 460 € brut », sans montant de débutant pour un officier - DGSCGC (Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises) — Statistiques des services d’incendie et de secours, édition 2025
Document du ministère de l’Intérieur (copie hébergée par Face au risque) : « 6 183 CIS en France (y compris BSPP et BMPM) » ; « 198 918 sapeurs-pompiers volontaires (SPV) soit 78 % » - France Travail — fiche ROME K1744
- Travail-Industrie — grille capitaine / commandant SPP (FPT cat. A)
Fourchette : capitaine 5e échelon « 2 550 € » à commandant 9e échelon « 3 879 € » brut mensuel (traitement indiciaire), + indemnité de feu « égale à 25 % du traitement » : 2550 × 1,25 = 3188 € ; 3879 × 1,25 = 4849 €. Hors indemnité de responsabilité (fixée par chaque SDIS).
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.