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Coordinateur / Coordinatrice de projet de solidarité

Coordinateur / Coordinatrice de projet de solidarité

Après un premier métierSur le terrain

Tu pilotes un projet d’aide, en France ou à l’étranger, pour une ONG (organisation non gouvernementale) : budget, équipe et partenaires.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles pour une ONG ou une association de solidarité. Ton projet peut viser l’accès à l’eau dans un village, l’aide alimentaire dans une ville française ou le soutien à des agriculteurs. Tu commences par un diagnostic : de quoi les habitants ont-ils vraiment besoin ? Tu montes ensuite le projet, tu cherches les financements et tu recrutes l’équipe. Tu suis le budget et tu rédiges des rapports pour les financeurs. Tu travailles avec des partenaires locaux, des autorités et d’autres associations.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu fais le point sur l’avancement du projet avec ton équipe locale.
  2. 9 h 30Tu rencontres le maire d’une commune partenaire pour choisir l’emplacement d’un puits.
  3. 11 h 00Tu vérifies les dépenses du mois avec le comptable.
  4. 14 h 00Tu rédiges le rapport demandé par le financeur du projet.
  5. 16 h 30Tu prépares une réunion avec les habitants pour évaluer les premiers résultats.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesCe n’est pas un poste de débutant : regarde « Le métier d’avant » plus bas.
Avec de l’expérienceAprès 5 ans d’expérience professionnelle, entre 2000 et 3000 € brut par mois. Soit environ 1 560 à 2 340 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleAprès le bac, compte 4 à 5 ans d’études. Des écoles spécialisées comme l’IFAID (Institut de formation et d’appui aux initiatives de développement) ou Bioforce forment à la coordination de projets de solidarité. Beaucoup de coordinateurs ont d’abord un autre métier (ingénieur, logisticien, infirmier) et de l’expérience sur le terrain.
Où tu travaillesSur le terrain en France ou à l’étranger, avec l’équipe locale
Tes horairesDes missions d’un à deux ans, parfois loin de tes proches
À ton compte ?Le plus souvent salarié d’une association ou d’une organisation humanitaire
Après quelques annéesChef de mission humanitaire, responsable de programme au siège d’une ONG, directeur d’association.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Les places sont rares et les ONG recrutent surtout des personnes déjà expérimentées. Tu peux partir des mois loin de tes proches, parfois dans des pays instables. Selon l’Onisep, les missions durent en moyenne 1 à 2 ans, puis il faut en trouver une autre.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « coordinateur de projets solidaires » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesAprès le bac, compte 4 à 5 ans d’études. Des écoles spécialisées comme l’IFAID (Institut de formation et d’appui aux initiatives de développement) ou Bioforce forment à la coordination de projets de solidarité. Beaucoup de coordinateurs ont d’abord un autre métier (ingénieur, logisticien, infirmier) et de l’expérience sur le terrain.
  3. 3
    D’abord un premier métierCe n’est pas, le plus souvent, un premier emploi : on travaille d’abord quelques années dans un autre métier (ingénieur, logisticien, infirmier) ou sur le terrain dans une ONG, souvent 2 à 3 ans, avant de coordonner un projet.
  4. 4
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  5. 5
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef de mission humanitaire, responsable de programme au siège d’une ONG, directeur d’association.

Trois repères

Le métier d’avantPas juste après l’écoleCe n’est pas, le plus souvent, un premier emploi : on travaille d’abord quelques années dans un autre métier (ingénieur, logisticien, infirmier) ou sur le terrain dans une ONG, souvent 2 à 3 ans, avant de coordonner un projet.
À ton compte ?Le plus souvent salarié d’une association ou d’une organisation humanitaireTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantL’IA aide déjà à rédiger les demandes de financement et les rapports. Comprendre les vrais besoins des habitants et diriger une équipe sur le terrain restent ton travail.

Le savais-tu ?

Selon France compétences, le titre de coordonnateur de projet de solidarités de l’IFAID ouvre aussi à des postes en France, comme agent de développement local ou chargé de mission.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données
  • France compétences — Coordonnateur de projet de solidarités (RNCP41124)
    Fiche active, niveau 7 (bac + 5), certificateur IFAID ; activités : « Réalisation d’un diagnostic territorial », « Conception de projet », « Pilotage et évaluation du projet », « Management d’équipe » ; emplois : agent de développement local, chargé de mission, coordonnateur de projet ; accès après un niveau 6, ou un niveau 5 avec 2 ans d’expérience ; pas de salaire
  • Onisep — Chef / Cheffe de mission humanitaire
    Fiche voisine (évolution) : 4 à 5 ans d’études (« coordinateur de projet de solidarité internationale », Ifaid, Bioforce) ; les ONG recrutent des professionnels « avec de l’expérience » ; « Le volume de postes est cependant réduit » ; missions « de 1 à 2 ans en moyenne » ; salaire du chef de mission non retenu (poste d’expérience)
  • France Travail — fiche ROME K1817
  • L’Étudiant — Coordinateur humanitaire
    Fourchette : le salaire « débute autour de 1.500 à 2.000 € bruts » et peut atteindre « environ 3 000 € bruts » selon l’organisation.

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.