Délégué / Déléguée à la protection des données
Tu veilles à ce que les données personnelles des clients, des élèves ou des patients soient protégées et utilisées selon la loi.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles pour une entreprise, une mairie, un hôpital ou une administration. Tu fais la liste de toutes les données personnelles qu’elle collecte : noms, adresses, photos, numéros… Tu vérifies qu’elle respecte le RGPD (règlement général sur la protection des données), la loi européenne sur le sujet. Tu tiens à jour le registre obligatoire de ces données. Tu formes les salariés aux bons gestes. Tu réponds aux personnes qui veulent savoir ce que l’on sait sur elles, et tu es en lien avec la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).
Une journée type
- 8 h 30Tu vérifies avec le service marketing quelles données il garde sur les clients.
- 9 h 30Tu mets à jour le registre des données collectées.
- 11 h 00Tu réponds à une cliente qui veut savoir quelles informations l’entreprise garde sur elle.
- 14 h 00Tu animes une formation sur les mots de passe et les fuites de données.
- 16 h 30Tu lis les nouvelles recommandations publiées par la CNIL.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Le métier mêle droit et informatique : il faut beaucoup lire et suivre l’évolution des règles et des technologies. Tu travailles surtout au bureau, devant un écran et en réunion. Tu peux partager ton temps entre plusieurs organismes.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « délégué aux données » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesLa loi n’impose aucun diplôme, mais les recruteurs attendent souvent un bac + 5 : master en droit du numérique ou diplôme d’ingénieur en informatique. Avec une licence (bac + 3), tu peux suivre ensuite un DU (diplôme d’université) de délégué à la protection des données.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : directeur des données, consultant en protection des données, juriste spécialisé dans le numérique.
Trois repères
Le savais-tu ?
Nommer un délégué à la protection des données est obligatoire pour les organismes publics, comme les mairies ou les ministères. C’est aussi le cas pour ceux qui traitent beaucoup de données sensibles, comme les données génétiques.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Délégué / Déléguée à la protection des données (data protection officer) »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Délégué / Déléguée à la protection des données (data protection officer)
Activités (registre, conformité, formation des salariés, lien avec la Cnil), temps partagé entre plusieurs organismes ; études : bac + 5 « bien que les textes législatifs ne prévoient aucun niveau de diplôme » ; pas de salaire publié - CIDJ — Data protection officer (DPO)
Cas où la désignation est obligatoire (organismes publics, données sensibles) ; DU accessible à bac + 3 ou + 4 ; salaire débutant : « à partir de 3 000 € » brut mensuel - France Travail — fiche ROME K1906
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.