Inspecteur / Inspectrice de salubrité publique
Tu enquêtes pour la mairie sur les logements insalubres, le bruit et l’hygiène, et tu fais respecter les règles.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles dans le service d’hygiène d’une ville. Tu reçois les plaintes des habitants : logement humide, nuisibles, bruit, odeurs ou déchets. Tu te rends sur place pour constater la situation. Tu rédiges des rapports, des procès-verbaux ou des projets d’arrêtés, signés par le maire ou le préfet. Tu peux aussi contrôler l’hygiène alimentaire ou l’environnement. Tu suis les dossiers jusqu’à ce que les travaux soient faits.
Une journée type
- 8 h 30Tu lis la plainte d’une locataire qui signale des moisissures et des fuites.
- 9 h 30Tu visites l’appartement et tu mesures l’humidité des murs.
- 11 h 00Tu mesures le bruit d’un bar qui gêne le voisinage.
- 14 h 00Tu rédiges le rapport qui obligera le propriétaire à faire des travaux.
- 16 h 30Tu appelles un propriétaire pour savoir où en sont les réparations.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tu entres chez des personnes qui vivent parfois dans des conditions très difficiles, ce qui peut être dur émotionnellement. Certains propriétaires contestent tes constats : il faut rester calme et ferme. Tu te déplaces beaucoup, et le permis B est souvent demandé.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « inspecteur de salubrité » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesLe poste est ouvert aux techniciens territoriaux (catégorie B de la fonction publique), recrutés par concours ou comme contractuels. Il faut au moins un bac + 2 ; le BUT (bachelor universitaire de technologie) hygiène, sécurité, environnement, en 3 ans, est une voie adaptée. Une expérience dans l’hygiène ou l’habitat est souvent demandée.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : responsable du service hygiène et santé, technicien principal, ingénieur territorial.
Trois repères
Le savais-tu ?
Selon une offre de la mairie de Toulouse, l’inspecteur de salubrité est « commissionné et assermenté » pour appliquer les pouvoirs de police sanitaire du maire et du préfet.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Inspecteur / Inspectrice des installations classées »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Choisir le service public — Inspecteur ou inspectrice de salubrité, mairie de Toulouse
Offre officielle : contrôles (habitat indigne, nuisances sonores, hygiène alimentaire, environnement), plaintes, procès-verbaux, arrêtés ; catégorie B, grades de technicien territorial, titulaires et contractuels ; « BAC+ 2 » minimum et expérience ; « commissionné et assermenté » ; permis B ; salaire indicatif « Non renseignée » - Onisep — Inspecteur / Inspectrice des installations classées
Métier voisin (pas de fiche Onisep « inspecteur de salubrité ») : mission de police, constats, plaintes pour nuisances ; salaire d’un autre corps, non retenu - Onisep — BUT hygiène, sécurité, environnement
Diplôme en 3 ans conférant le grade de licence - France Travail — fiche ROME K2315
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.