Cascadeur / Cascadeuse
Tu remplaces les acteurs dans les scènes dangereuses : chutes, bagarres, poursuites en voiture ou à cheval.
Ce que tu fais vraiment
Quand un film demande une chute, une bagarre ou une poursuite, c’est toi qui la fais à la place de l’acteur. Tu portes ses vêtements et sa coiffure pour que personne ne voie la différence à l’écran. Chaque cascade est préparée, mesurée et répétée avant d’être tournée. Tu travailles avec le réalisateur et le coordinateur de cascades, qui règle la sécurité de chaque geste. Tu tournes surtout pour le cinéma et la télévision, mais aussi pour des spectacles, des jeux vidéo ou des parcs d’attractions.
Une journée type
- 8 h 30Tu t’échauffes et tu fais ta séance d’entraînement physique.
- 9 h 30Tu répètes la cascade du jour avec le coordinateur, au ralenti puis en vrai.
- 11 h 00Tu vérifies le matériel de sécurité : tapis, câbles et protections.
- 14 h 00Tu enfiles le costume de l’acteur et tu attends ton tour sur le plateau.
- 16 h 30Tu fais la cascade, parfois plusieurs fois, jusqu’à la bonne prise.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Malgré toutes les précautions, le métier reste dangereux et demande un corps solide. Les horaires sont irréguliers et le travail arrive par périodes, selon les tournages. Tu restes dans l’ombre de la vedette que tu doubles.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « cascadeur » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesIl n’y a pas de diplôme de l’Éducation nationale : tu te formes dans des organismes privés spécialisés, en général après le bac. Il faut déjà un très bon niveau dans plusieurs sports, comme l’équitation, l’escrime, les sports de combat et l’acrobatie. Des cours de théâtre sont un vrai plus.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : coordinateur de cascades, créateur de ta propre équipe de cascadeurs, spécialiste des scènes de combat ou de poursuite.
Trois repères
Le savais-tu ?
Un cascadeur n’est pas un casse-cou : rien n’est laissé au hasard, chaque mouvement est réglé au millimètre avant le tournage.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Cascadeur / Cascadeuse »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Cascadeur / Cascadeuse
Activités et formation ; quatre disciplines de base - CIDJ — Cascadeur / Cascadeuse
Conditions de travail, formations et évolutions ; salaire publié seulement en médiane nette et à la journée de tournage, pas de repère mensuel débutant - France Travail — fiche ROME L1207
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.