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Chargé / Chargée de production de spectacles

Chargé / Chargée de production de spectacles

Bac + 3Sur le terrain

Tu organises tout ce qu’il faut pour qu’un spectacle voie le jour : budget, contrats, transports et planning.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles pour une compagnie de théâtre, de danse, de cirque ou un producteur de concerts. Tu calcules ce que coûtera le spectacle et tu cherches l’argent pour le financer. Tu prépares les contrats des artistes et des techniciens. Tu réserves les trains, les hôtels et les repas de l’équipe. Tu suis le planning et le budget jusqu’à la dernière date. Tu fais le lien entre les artistes, les techniciens et les salles qui accueillent le spectacle.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu mets à jour le budget d’une création en répétition.
  2. 9 h 30Tu prépares les contrats des comédiens pour la prochaine tournée.
  3. 11 h 00Tu réserves l’hôtel et le train de l’équipe pour un festival.
  4. 14 h 00Tu appelles un loueur de matériel pour négocier un prix.
  5. 16 h 30Tu passes au théâtre vérifier que l’accueil des artistes est prêt.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesPas encore de chiffre fiable pour ce métier. Regarde les offres d’emploi pour te faire une idée.
Les études · un exempleAprès le bac, tu peux préparer en 2 ans un BTS (brevet de technicien supérieur) métiers de l’audiovisuel option gestion de production, puis une licence pro. Une licence puis un master en administration du spectacle vivant ou en production (5 ans) sont aussi courants. Les stages comptent beaucoup.
Où tu travaillesSur les plateaux, en studio, en salle de spectacle, en atelier ou chez toi
Tes horairesAu rythme des projets : soirées, week-ends et tournées possibles
À ton compte ?Le plus souvent salarié, souvent en contrat court
Après quelques annéesDirecteur de production, administrateur de compagnie, producteur de spectacles.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Les places sont rares et on commence souvent par de petits projets peu ou pas payés pour se faire un réseau. Tu travailles au rythme du projet, y compris le soir et le week-end. Beaucoup de chargés de production sont intermittents du spectacle, avec des contrats courts.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « chargé de production spectacle » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesAprès le bac, tu peux préparer en 2 ans un BTS (brevet de technicien supérieur) métiers de l’audiovisuel option gestion de production, puis une licence pro. Une licence puis un master en administration du spectacle vivant ou en production (5 ans) sont aussi courants. Les stages comptent beaucoup.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : directeur de production, administrateur de compagnie, producteur de spectacles.

Trois repères

Comment y arriverÇa se prépareFais du bénévolat dans un festival ou une compagnie, puis prépare un BTS ou une licence en gestion de projets culturels pour apprendre budgets et contrats.
À ton compte ?Le plus souvent salarié, souvent en contrat courtTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes logiciels aident déjà à faire les budgets, les contrats et les plannings. Trouver l’argent, négocier et régler les imprévus d’une tournée restent ton travail.

Le savais-tu ?

D’après l’Onisep, la plupart des recrutements se font par le bouche-à-oreille, et on débute souvent comme assistant de production.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données
  • Onisep — Chargé / Chargée de production
    Film, émission « ou un spectacle » : budget, logistique, contrats ; « les places sont chères » ; projets « parfois pas ou peu payés » ; « On débute souvent comme assistant » ; recrutement par « le bouche-à-oreille » ; montant « À partir de 4272 euros brut par mois » calculé sur la grille de la production audiovisuelle, non retenu pour le spectacle vivant (écart avec le CIDJ)
  • CIDJ — Chargé / Chargée de production cinéma-audiovisuel
    Métier voisin (cinéma) : contrats des intermittents, plannings ; salaire « 2 400 € brut mensuels pour un débutant mais très variable », écart de plus de 1,5 fois avec l’Onisep : aucun montant retenu
  • France Travail — fiche ROME L1311

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.