Conseiller / Conseillère en fusion et acquisition
Tu aides des entreprises à en racheter d’autres ou à s’unir, dans des négociations qui peuvent durer des mois.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles dans une banque d’affaires, un cabinet de conseil ou un grand groupe. Une entreprise veut racheter un concurrent, vendre une filiale ou entrer en bourse : tu l’accompagnes. Tu cherches les bonnes cibles et tu calcules ce qu’elles valent. Tu montes un dossier complet, avec des juristes et des experts-comptables. Puis tu participes aux négociations jusqu’à la signature. En anglais, on dit « M&A », pour mergers and acquisitions, c’est-à-dire fusions et acquisitions.
Une journée type
- 8 h 30Tu lis la presse économique pour repérer les entreprises à vendre.
- 10 h 00Tu calcules sur ton tableau la valeur d’une société de logiciels.
- 14 h 00Tu prépares avec ton équipe la présentation pour un client.
- 17 h 00Tu participes en visioconférence à une négociation avec des avocats américains.
- 22 h 00Tu relis tard le soir le projet d’accord entre les deux entreprises.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Les journées sont très longues et il faut être disponible, même le week-end avant une signature. Tu voyages beaucoup et tu dois parler parfaitement anglais. Un dossier peut demander jusqu’à 2 ans de travail, sans être sûr qu’il aboutisse.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « conseiller en fusions-acquisitions » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAprès le bac, compte au moins 5 ans : école de commerce, master en finance ou école d’ingénieurs en finance. Beaucoup ajoutent un mastère spécialisé en finance. On débute comme analyste junior.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chargé d’affaires senior, directeur financier d’une entreprise, associé dans une banque d’affaires.
Trois repères
Le savais-tu ?
Le montage d’un dossier prend plusieurs mois, parfois 2 ans. Et toutes les banques sont en compétition pour décrocher la même mission.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Conseiller / Conseillère en fusion-acquisition »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Conseiller / Conseillère en fusion-acquisition
Rachats, ventes de filiales, introduction en Bourse, dossiers de « plusieurs mois au minimum - voire 2 ans - mais sans aucune certitude de conclure », compétition entre banques, bilingue voire trilingue, déplacements, débuts comme analystes juniors, bac + 5 ; salaire débutant : « À partir de 3300 euros brut par mois » - CIDJ — Analyste fusions acquisitions / Analyste M&A
Travail avec juristes, fiscalistes et avocats ; autre repère : « Salaire brut mensuel débutant : à partir de 3 500 € » - France Travail — fiche ROME M1219
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.