Consultant / Consultante en intelligence économique
Tu surveilles les concurrents, les marchés et les risques pour aider une entreprise à prendre les bonnes décisions, en toute légalité.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles dans un cabinet de conseil ou dans le service veille d’un grand groupe. Une entreprise veut savoir ce que préparent ses concurrents, ou si un futur partenaire est fiable. Tu cherches l’information publique : presse, brevets, rapports, réseaux sociaux, bases de données. Tu tries, tu recoupes et tu transformes ces données en analyse claire. Tu aides aussi l’entreprise à protéger ses propres secrets contre les fuites ou le piratage. Tu présentes tes conclusions aux dirigeants, qui décident ensuite.
Une journée type
- 8 h 30Tu lis l’actualité du secteur et tu repères une alerte sur un concurrent.
- 9 h 30Tu fouilles des bases de brevets pour savoir sur quoi il travaille.
- 11 h 00Tu vérifies la réputation d’une société avec laquelle ton client veut s’associer.
- 14 h 00Tu rédiges une note de synthèse de deux pages, avec tes sources.
- 16 h 30Tu présentes tes conclusions au directeur général en visioconférence.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tu passes beaucoup de temps devant l’écran, à lire et à trier. Les clients veulent des réponses vite, parfois en quelques jours. Les postes sont peu nombreux : selon l’Onisep, les cabinets spécialisés sont souvent la meilleure porte d’entrée pour un débutant.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « consultant en intelligence économique » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesLe parcours le plus courant passe par un bac + 5. Après une licence en économie, droit, langues ou sciences politiques, tu prépares un master (diplôme en 2 ans après la licence) mention intelligence économique. Des écoles spécialisées délivrent aussi un titre de consultant en intelligence économique, de niveau bac + 5.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : responsable de la veille stratégique, directeur de la sûreté, consultant indépendant.
Trois repères
Le savais-tu ?
Selon l’Onisep, beaucoup de postes de veille en entreprise sont pourvus en interne, par des salariés qui connaissent déjà bien le secteur.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Veilleur / Veilleuse stratégique »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Veilleur / Veilleuse stratégique
Métier voisin (pas de fiche Onisep « consultant en intelligence économique ») : collecte et analyse de l’information pour les dirigeants ; master en intelligence économique ; « Beaucoup de postes en entreprise sont pourvus en interne » ; « Les cabinets spécialisés constituent souvent la meilleure porte d'entrée pour les débutants » ; salaire « Entre 2400 et 3300 euros brut par mois » donné pour un secteur précis, non retenu - Onisep — Master mention intelligence économique
Formation de niveau bac + 5 en 2 ans après la licence - France compétences — Consultant en intelligence économique (RNCP34721)
Titre de niveau 7 (bac + 5) ; le consultant « accompagne les dirigeants sur le processus de collecte, d'analyse et d'exploitation de l'information » - France Travail — fiche ROME M1424
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.