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Météorologue

Météorologue

Bac + 5Sur le terrain

Tu analyses l’atmosphère pour prévoir le temps et alerter avant les tempêtes, les orages ou les canicules.

Ce que tu fais vraiment

Tu récoltes des mesures sur le vent, la pression, la température et l’humidité. Elles viennent de satellites, de stations automatiques et de ballons-sondes. Tu les fais passer dans des modèles informatiques et tu interprètes les résultats. Tu rédiges des prévisions pour le grand public, les pilotes d’avion, les agriculteurs ou la sécurité civile. En cas de danger, tu participes à la vigilance et aux alertes. Tu peux aussi faire de la recherche sur le climat.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu regardes les images satellites et les mesures de la nuit.
  2. 9 h 30Tu compares les résultats de plusieurs modèles de prévision.
  3. 11 h 00Tu prépares le bulletin pour les aéroports de ta région.
  4. 14 h 00Tu discutes avec l’équipe d’un risque d’orage pour le lendemain.
  5. 16 h 30Tu mets à jour la carte de vigilance et tu passes le relais à l’équipe de nuit.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesEntre 1897 et 1945 € brut par mois, hors primes, pour un ingénieur débutant. Soit environ 1 480 à 1 520 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleLa voie la plus courante : le diplôme d’ingénieur de l’ENM (École nationale de la météorologie, à Toulouse), accessible sur concours après une classe prépa scientifique ou une licence. Un master en sciences de l’atmosphère et du climat (bac + 5) est une autre voie.
Où tu travaillesAu centre de prévision, devant les écrans, parfois dans un lieu isolé
Tes horairesJour et nuit, dimanches et jours fériés compris, en horaires décalés
À ton compte ?Non : tu es agent de Météo-France
Après quelques annéesChef prévisionniste, chercheur en climatologie, météorologiste pour l’aviation ou les armées.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Les prévisions se font jour et nuit, y compris le dimanche et les jours fériés, avec des horaires décalés. Presque tous les postes sont chez un seul employeur, Météo-France, donc il faut souvent déménager. Certaines missions durent 9 à 16 mois dans des lieux isolés.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « météorologue » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesLa voie la plus courante : le diplôme d’ingénieur de l’ENM (École nationale de la météorologie, à Toulouse), accessible sur concours après une classe prépa scientifique ou une licence. Un master en sciences de l’atmosphère et du climat (bac + 5) est une autre voie.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef prévisionniste, chercheur en climatologie, météorologiste pour l’aviation ou les armées.

Trois repères

Comment y arriverÇa se préparePrends maths et physique au lycée, puis vise une classe préparatoire scientifique pour tenter le concours de l’École nationale de la météorologie. Un master en sciences de l’atmosphère est une autre voie.
À ton compte ?Non : tu es agent de Météo-FranceCe métier s’exerce au sein d’un service ou d’une organisation. Avec l’expérience, tu évolues à l’intérieur de celle-ci.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantLes superordinateurs calculent déjà les prévisions, et l’IA commence à en produire elle-même. Comparer les modèles, juger le risque et décider d’une alerte restent le travail du météorologue.

Le savais-tu ?

Les relevés ne se font presque plus à la main : ce sont surtout des stations automatiques, souvent alimentées par des panneaux solaires, qui envoient les données en temps réel.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.