Data engineer (ingénieur / ingénieure des données)
Tu construis les « tuyaux » qui collectent, rangent et nettoient d’énormes quantités de données pour qu’elles puissent servir.
Ce que tu fais vraiment
Tu récupères des données venant de nombreuses sources : sites web, capteurs, applis, logiciels. Tu écris des programmes qui les collectent automatiquement. Tu les ranges dans de grandes bases de données, sur des serveurs ou dans le cloud (des serveurs à distance). Tu les nettoies et tu les organises pour qu’elles soient fiables. Ainsi, les data scientists et les analystes peuvent les étudier facilement. Tu travailles avec l’architecte big data (données massives), qui conçoit l’ensemble.
Une journée type
- 8 h 30Tu vérifies que les données de la nuit sont bien arrivées.
- 9 h 30Tu répares un programme de collecte qui s’est arrêté.
- 11 h 00Tu écris du code pour supprimer des données en double.
- 14 h 00Tu prépares une base de données pour l’équipe d’analyse.
- 16 h 30Tu fais le point avec une data scientist sur ses besoins.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Tu passes l’essentiel de ton temps devant un écran, à coder. Quand une chaîne de données tombe en panne, il faut réparer vite, car d’autres équipes en dépendent. Les outils évoluent sans arrêt et il faut se former tout le temps.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « data engineer » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesLe plus courant : un bac + 5, master ou diplôme d’ingénieur en informatique, science des données ou statistiques. Un bac + 2 ou un bac + 3 peut suffire avec une première expérience en développement et en manipulation de données.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : architecte big data, responsable technique big data, directeur des systèmes d’information.
Trois repères
Le savais-tu ?
Les données massives servent par exemple à repérer les risques d’épidémie ou à réduire la consommation d’énergie.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Architecte big data (mégadonnées) (métier voisin) »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- CIDJ — Data engineer
Missions (collecte, stockage, nettoyage, lien avec data scientists et architecte big data), formations, évolutions ; salaire débutant : « à partir de 3 000 € » brut mensuel - Onisep — Architecte big data (mégadonnées) (métier voisin)
Travail « en étroite collaboration avec des data engineers » ; usages des mégadonnées (risques épidémiques, consommation d’énergie) ; études à bac + 5 - France Travail — fiche ROME M1811
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.