Administrateur / Administratrice sécurité informatique
Tu installes et surveilles les protections informatiques d’une entreprise : pare-feu, antivirus, mots de passe et droits d’accès.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles dans le service informatique d’une entreprise, d’un hôpital, d’une administration ou chez un prestataire. Tu mets en place les outils qui protègent le réseau : pare-feu, antivirus, chiffrement des données. Tu gères qui a le droit d’accéder à quoi, et tu crées ou supprimes les comptes. Tu surveilles les alertes pour repérer une tentative d’attaque. Tu installes les mises à jour de sécurité sur les serveurs et les ordinateurs. Tu apprends aux salariés les bons réflexes face aux faux e-mails.
Une journée type
- 8 h 30Tu consultes les alertes de sécurité remontées pendant la nuit.
- 9 h 30Tu installes un correctif de sécurité sur plusieurs serveurs.
- 11 h 00Tu bloques le compte d’un salarié qui a quitté l’entreprise.
- 14 h 00Tu analyses un e-mail suspect signalé par une collègue.
- 16 h 30Tu animes une courte formation sur les mots de passe.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
En cas d’attaque, il faut intervenir tout de suite, sous pression, même en dehors des horaires habituels. Tu dois te former sans arrêt, car les menaces évoluent vite. Tes règles sont parfois vécues comme des contraintes : il faut savoir les expliquer.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « administrateur sécurité informatique » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAprès le bac, tu peux préparer en 3 ans un BUT (bachelor universitaire de technologie) informatique ou réseaux et télécommunications, ou une licence pro en administration et sécurité des systèmes et des réseaux. Un master ou un diplôme d’ingénieur (5 ans) spécialisé en cybersécurité ouvre ensuite des postes plus larges.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : analyste en cybersécurité, ingénieur sécurité, responsable de la sécurité des systèmes d’information.
Trois repères
Le savais-tu ?
Selon l’Onisep, sensibiliser les salariés à l’hameçonnage (les faux messages qui volent des mots de passe) fait partie du travail de sécurité, autant que les outils techniques.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Analyste SOC (centre d’opérations de sécurité) »
- OnisepLa fiche « Expert / Experte en sécurité informatique »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Analyste SOC (centre d’opérations de sécurité)
Métier voisin : surveillance des alertes, sensibilisation à l’hameçonnage ; « Accessible à bac + 3 » : BUT informatique ou réseaux et télécommunications, licence pro administration et sécurité des systèmes et des réseaux, master ou école d’ingénieurs ; salaire « À partir de 2500 euros brut par mois, pour un bac + 3 » publié pour l’analyste, non retenu pour un métier différent - Onisep — Expert / Experte en sécurité informatique
Métier voisin : mots de passe, pare-feu, antivirus, limitation des accès, règles « parfois contraignantes » à faire accepter, intervention rapide en cas de crise - France Travail — fiche ROME M1817
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.