Numérique

Pentesteur / Pentesteuse

Pentesteur / Pentesteuse

Bac + 3En projet et en équipe

Tu attaques les ordinateurs d’une entreprise, avec son accord, pour trouver les failles avant les vrais pirates.

Ce que tu fais vraiment

Une entreprise te demande de tester la sécurité de son site, de ses applications ou de son réseau. Tu fais des attaques contrôlées, appelées tests d’intrusion. Quand tu trouves une faille, tu mesures son danger. Ensuite, tu écris un rapport et tu proposes des solutions pour la corriger. Tu expliques tes résultats aux équipes qui ont conçu le système.

Une journée type

  1. 8 h 30Tu fixes avec le client ce que tu as le droit de tester.
  2. 9 h 30Tu étudies le site ou le réseau pour repérer ses points faibles.
  3. 11 h 00Tu lances des attaques contrôlées avec tes outils et ton code.
  4. 14 h 00Tu notes chaque faille trouvée et son niveau de danger.
  5. 16 h 30Tu rédiges ton rapport et tu proposes des corrections.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesEnviron 3000 € brut par mois, pour un débutant. Soit environ 2 340 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleAprès le bac, tu peux préparer en 3 ans un BUT (bachelor universitaire de technologie) réseaux et télécommunications, parcours cybersécurité, ou un BUT informatique. Beaucoup continuent jusqu’à bac + 5 en master ou en école d’ingénieurs spécialisée en cybersécurité.
Où tu travaillesDans une équipe informatique, en entreprise ou chez un prestataire (une entreprise qui travaille pour d’autres)
Tes horairesSur écran, parfois avec des interventions le soir ou le week-end
À ton compte ?Le plus souvent salarié ; le freelance est possible avec de l’expérience
Après quelques annéesExpert en cybersécurité, responsable de la sécurité informatique, chef d’une équipe d’audit.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Ton sens de l’éthique doit être irréprochable : tu fais des actions normalement interdites et tu vois des informations confidentielles. Il faut se former sans arrêt, car les attaques changent tout le temps. Les rapports écrits prennent une grande part du travail.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « pentesteur » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesAprès le bac, tu peux préparer en 3 ans un BUT (bachelor universitaire de technologie) réseaux et télécommunications, parcours cybersécurité, ou un BUT informatique. Beaucoup continuent jusqu’à bac + 5 en master ou en école d’ingénieurs spécialisée en cybersécurité.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : expert en cybersécurité, responsable de la sécurité informatique, chef d’une équipe d’audit.

Trois repères

Comment y arriverÇa se préparePrépare un BUT réseaux et télécoms parcours cybersécurité, puis spécialise-toi. Participe à des défis de piratage éthique en ligne et garde un casier judiciaire vierge.
À ton compte ?Le plus souvent salarié ; le freelance est possible avec de l’expérienceTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantDes logiciels lancent déjà des attaques automatiques pour trouver les failles connues. Imaginer les attaques que la machine ne voit pas, mesurer le danger et l’expliquer restent ton travail.

Le savais-tu ?

Le mot « pentester » vient de l’anglais « penetration test », qui veut dire test d’intrusion. L’Onisep présente ce métier comme la face bienveillante du piratage.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Sources et périmètre des données

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.