← Tous les métiersSciences & environnement
Sciences & environnement

Spécialiste en modélisation climatique

Spécialiste en modélisation climatique

Parcours techniqueSur le terrain

Tu programmes des simulations géantes sur superordinateur pour calculer le climat de la Terre dans 50 ou 100 ans.

Ce que tu fais vraiment

Tu travailles dans un laboratoire de recherche sur le climat. Tu écris et tu améliores des programmes qui représentent l’atmosphère, les océans, la glace et la végétation. Tu lances des simulations qui tournent des semaines sur des superordinateurs. Tu compares les résultats avec les mesures réelles du passé. Tu imagines plusieurs scénarios selon la quantité de gaz à effet de serre rejetée. Tes résultats servent aux rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Une journée type

  1. 8 h 30Tu vérifies les résultats d’une simulation lancée la semaine dernière.
  2. 9 h 30Tu corriges une erreur dans le code qui calcule la fonte des glaces.
  3. 11 h 00Tu compares tes courbes de température avec celles d’une équipe étrangère.
  4. 14 h 00Tu prépares des graphiques pour un article scientifique.
  5. 16 h 30Tu expliques tes travaux à des étudiants en master.

C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.

Les vrais chiffres

Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.

Salaire quand tu débutesÀ partir de 2358 € brut par mois, pour un chargé de recherche débutant. Soit environ 1 840 € net par mois, sur ton compte.
Les études · un exempleAprès le bac, il faut en général 8 ans d’études : une licence de physique ou de mathématiques, un master sciences de l’océan, de l’atmosphère et du climat, puis un doctorat de 3 ans. Une école d’ingénieurs avec une spécialité en calcul scientifique mène aussi à ces équipes. La programmation et les mathématiques sont au cœur du métier.
Où tu travaillesAu laboratoire de recherche sur le climat, devant l’ordinateur
Tes horairesDes projets de recherche longs, au rythme des simulations
À ton compte ?Rarement : surtout dans un laboratoire de recherche public
Après quelques annéesDirecteur de recherche, responsable d’une équipe de modélisation, expert climat pour une entreprise ou une collectivité.

Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.

On ne va pas te mentir…

Tu passes l’essentiel de ton temps devant un ordinateur, à coder et à analyser des données. Les études sont très longues et les postes stables dans la recherche publique sont rares. Il faut souvent enchaîner des contrats courts, parfois à l’étranger, avant d’obtenir un poste.

Par où on passe

  1. 1
    D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « modélisateur du climat » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
  2. 2
    Choisir tes étudesAprès le bac, il faut en général 8 ans d’études : une licence de physique ou de mathématiques, un master sciences de l’océan, de l’atmosphère et du climat, puis un doctorat de 3 ans. Une école d’ingénieurs avec une spécialité en calcul scientifique mène aussi à ces équipes. La programmation et les mathématiques sont au cœur du métier.
  3. 3
    Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
  4. 4
    Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : directeur de recherche, responsable d’une équipe de modélisation, expert climat pour une entreprise ou une collectivité.

Trois repères

Comment y arriverÇa se préparePrends maths et physique au lycée, puis une licence et un master en sciences du climat, avant un doctorat. Apprends à programmer : les modèles du climat tournent sur ordinateur.
À ton compte ?Rarement : surtout dans un laboratoire de recherche publicTu apprends dans une équipe. Avec l’expérience, on te confie plus de responsabilités.
Et l’IA ?Une aide, pas un remplaçantL’IA aide déjà à accélérer certains calculs et à analyser les résultats des simulations. Écrire les modèles, les comparer aux mesures réelles et juger leurs limites restent ton travail.

Le savais-tu ?

Pour le sixième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les équipes françaises ont simulé 80 000 ans de climat, avec des calculs menés jour et nuit pendant plus d’un an.

Et toi, ce métier ?

Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.

Pour aller plus loin

Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.

Sources et périmètre des données
  • Onisep — Climatologue
    Métier voisin (pas de fiche dédiée à la modélisation) : programmes de recherche, données, programmes informatiques, travail surtout sur ordinateur, « débouchés […] encore réduits », mobilité internationale, doctorat ; salaire : « À partir de 2358 euros brut par mois, pour un chargé de recherche d’établissement public ou un maître de conférence »
  • CEA, CNRS, Météo-France — Communiqué CMIP6 (26 mars 2019)
    Modèles de climat de l’IPSL et du CNRM-CERFACS, supercalculateurs ; fait du champ « know » : « 80 000 ans de climat simulé produits 24 heures/24 et 7 jours/7 pendant plus d’un an »
  • France Travail — fiche ROME M1888

Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.

La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.

Version éditoriale V0.