Courtier / Courtière affrètement maritime
Tu trouves un navire pour transporter les marchandises de tes clients et tu négocies le prix du voyage.
Ce que tu fais vraiment
Une entreprise doit envoyer des céréales, du pétrole ou des conteneurs à l’autre bout du monde. Toi, tu fais le lien entre les affréteurs, qui ont des marchandises à transporter, et les armateurs, qui possèdent les navires. Tu analyses le marché pour trouver le bon bateau au meilleur prix. Tu négocies le contrat d’affrètement, c’est-à-dire la location du navire pour un voyage ou une durée. Tu conseilles aussi tes clients sur les règles maritimes internationales et sur l’assurance. Tu échanges presque toute la journée en anglais.
Une journée type
- 8 h 30Tu lis les nouvelles du marché du transport maritime en arrivant.
- 9 h 30Tu reçois la demande d’un client qui doit expédier une cargaison.
- 11 h 00Tu contactes plusieurs armateurs pour trouver un navire libre aux bonnes dates.
- 14 h 00Tu négocies en anglais le prix et les conditions du contrat.
- 16 h 30Tu vérifies les clauses du contrat avant de le faire signer.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Il faut réagir très vite et savoir négocier sous pression. L’anglais courant est indispensable. Une erreur dans un contrat peut coûter très cher à ton client.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « courtier maritime » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesAprès le bac, tu peux préparer en 2 ans un BTS (brevet de technicien supérieur) gestion des transports et logistique associée, ou en 3 ans une licence en logistique et transport maritime. Un master en droit des transports, en 5 ans, est aussi possible. Un stage dans un service d’affrètement aide beaucoup à démarrer.
- 3Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 4Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : courtier spécialisé dans un type de cargaison, chef de service affrètement, responsable d’exploitation.
Trois repères
Le savais-tu ?
Jusqu’en 2001, une partie du courtage maritime en France était réservée à une profession, les « courtiers interprètes et conducteurs de navires ». Une loi du 16 janvier 2001 a supprimé ce monopole.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Affréteur / Affréteuse »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Affréteur / Affréteuse
Métier voisin (pas de fiche courtier maritime) : négociation et organisation du transport ; aucun salaire publié - CIDJ — Affréteur / Affréteuse
Métier voisin : négociation, réglementation internationale, anglais courant, « grande rapidité d’exécution », BTS, licences, master droit des transports, stage en service d’affrètement ; salaire « smic » non retenu (affréteur tous modes, pas courtier maritime) - Conseil constitutionnel — Décision n° 2010-102 QPC du 11 février 2011
« Monopole des courtiers interprètes et conducteurs de navires » ; loi n° 2001-43 du 16 janvier 2001 ; intervention de la Chambre nationale des courtiers maritimes de France - France Travail — fiche ROME N1206
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.