Coordonnateur / Coordonnatrice de projet logistique humanitaire
Tu organises les camions, les stocks et les abris d’une mission humanitaire, après un séisme ou pendant une guerre.
Ce que tu fais vraiment
Tu travailles pour une ONG (organisation non gouvernementale), une association qui vient en aide aux populations. Sur le terrain, tu organises tout le matériel de la mission : transport de vivres, de médicaments, de tentes. Tu gères les stocks, les véhicules, les achats et le budget. Tu encadres les logisticiens de ton équipe, souvent recrutés dans le pays. Tu travailles sous la responsabilité du chef de mission. Ton but : que l’aide arrive au bon endroit, au bon moment.
Une journée type
- 8 h 30Tu fais le point sur la sécurité des routes avec le chef de mission.
- 9 h 30Tu vérifies l’état du stock de médicaments et de couvertures.
- 11 h 00Tu négocies l’achat de carburant avec un fournisseur local.
- 14 h 00Tu organises le départ d’un convoi de camions vers un camp de réfugiés.
- 16 h 30Tu mets à jour le budget et tu envoies ton rapport au siège de l’ONG.
C’est un exemple : les horaires et les tâches changent selon le poste et le lieu.
Les vrais chiffres
Ce que tu gagnes au début, et ce qu’il faut savoir.
Le brut, c’est le salaire avant qu’on retire les cotisations (l’argent qui paie la santé, le chômage, la retraite…). Le net, c’est ce qui arrive vraiment sur ton compte : environ 78 % du brut. Les primes, les heures et la ville peuvent changer le montant.
On ne va pas te mentir…
Les conditions de vie peuvent être extrêmes : zones de guerre, catastrophes, épidémies. Tu pars loin de tes proches pendant des mois. On ne commence pas à ce poste : il faut d’abord de l’expérience comme logisticien sur le terrain.
Par où on passe
- 1D’abord : voir le métier en vraiUn stage de 3e, une journée d’observation ou une discussion avec un pro t’aide à voir ce que veut dire « coordinateur logistique humanitaire » au quotidien. Regarde aussi ce qui est difficile, pas seulement ce qui fait envie.
- 2Choisir tes étudesIl faut d’abord un métier technique : transport, logistique, mécanique ou gestion des stocks, avec par exemple un BTS (brevet de technicien supérieur, en 2 ans) gestion des transports et logistique associée. Des écoles comme Bioforce forment ensuite à l’humanitaire, avec un bachelor responsable logistique en 3 ans (niveau bac + 3). L’expérience de terrain compte autant que le diplôme.
- 3D’abord un premier métierCe n’est pas un premier emploi : on commence comme logisticien dans le transport, les stocks ou la mécanique, puis comme logisticien sur le terrain humanitaire, avant de coordonner après 3 à 5 ans d’expérience.
- 4Apprendre en pratiquantPendant tes études, les stages ou l’apprentissage (moitié école, moitié entreprise) te font pratiquer pour de vrai. Tu apprends en faisant, en posant des questions et en corrigeant tes erreurs.
- 5Ensuite : évoluerAvec de l’expérience, et parfois une formation en plus, tu peux aller vers : chef de mission humanitaire, responsable logistique au siège d’une ONG, spécialiste de l’eau et de l’assainissement.
Trois repères
Le savais-tu ?
Au début, beaucoup partent comme volontaires : selon L’Étudiant, ils touchent alors une indemnité d’environ 700 € par mois, avec le logement, la nourriture et le billet d’avion pris en charge.
Et toi, ce métier ?
Tu peux changer d’avis. Tes choix restent sur cette page : rien n’est envoyé ni enregistré après sa fermeture.
Pour aller plus loin
- OnisepLa fiche « Logisticien / Logisticienne de l’humanitaire »
- France TravailLe métier, les compétences et les offres d’emploi
Des sites publics et gratuits, qui s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Sources et périmètre des données
- Onisep — Logisticien / Logisticienne de l’humanitaire
Métier voisin (le coordonnateur encadre les logisticiens) : transport de personnes et de vivres, stocks, médicaments, « sous la responsabilité d’un chef ou d’une cheffe de mission humanitaire » ; statut : contrat de volontariat ; pas de salaire débutant - Onisep — Bioforce, Responsable logistique de l’action humanitaire
Durée de la formation : 3 ans ; « Niveau 6 (bac + 3) » ; logisticien « recruté à bac + 2 /+ 3 » - L’Étudiant — Logisticien humanitaire
Volontaire : « une indemnité d’environ 700 € par mois, tous les frais sur place étant pris en charge » ; « environ 1.600 € lorsqu’il débute » sans précision brut/net, non retenu ; le CIDJ indique « smic » pour le logisticien débutant, non retenu pour un poste de coordination - France Travail — fiche ROME N1306
- Onisep — Chef de mission humanitaire ; L’Étudiant — Logisticien dans l’humanitaire
Fiches voisines : borne basse = Onisep, chef de mission humanitaire débutant « Entre 1867 et 2000 euros brut par mois » ; borne haute = L’Étudiant, logisticien « peut atteindre 3.000 € avec de l’expérience » (brut ou net non précisé).
Les montants sont des repères publiés, en brut mensuel, avec le périmètre indiqué ; le net est une estimation à 78 % du brut. Ce ne sont ni une promesse de salaire ni un barème contractuel. Les dates propres aux chiffres ne sont pas toujours précisées par la source.
La journée est un exemple rédigé pour découvrir le métier. Les observations sur l’IA sont qualitatives, sans score prédictif.
Version éditoriale V0.